Le Comité d’Organisation des Jeux d’Hiver 2030 continue sa mue. Le 30 juin 2025, le Bureau exécutif du COJOP Alpes Françaises 2030 a officialisé la nomination de trois nouveaux directrices et directeurs à la tête de fonctions stratégiques : ressources humaines, affaires juridiques et communication. Ce triple renforcement s’inscrit dans la feuille de route de structuration de l’organisation, portée par le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette. Trois nouveaux visages viennent donc renforcer les rangs du COJOP Alpes Françaises 2030 : Anne Leroi, Aude Benichou Mac Allister et Arthur Richer. Trois parcours, trois expertises, une même exigence : faire de ces Jeux un modèle de gouvernance, de transparence et de rayonnement international.
Anne LEROI, Directrice des Ressources Humaines
Nommée Directrice des Ressources Humaines, Anne Leroi n’est pas une inconnue du monde de l’événementiel. Forte de quinze années d’expérience, elle a navigué dans des univers aussi dynamiques que le retail, les médias, l’e-sport ou le divertissement. Ce qui la distingue ? Une capacité à structurer rapidement, à recruter efficacement et à accompagner des projets en croissance rapide.
Dans l’univers complexe et multisectoriel des Jeux, son rôle sera central : « Il ne s’agit pas seulement de recruter, il faut aussi construire une culture de projet, cohérente, inclusive et durable », glisse un membre du COJOP 2030. Car derrière la vitrine sportive, c’est une véritable entreprise temporaire qu’il faut mettre sur pied, avec des pics de recrutement, des contraintes juridiques spécifiques et des enjeux sociaux majeurs.
Dès cet été, les premiers appels à candidatures s’intensifieront. Une plateforme en ligne a d’ailleurs été lancée pour centraliser les profils attendus, qu’ils soient techniciens, spécialistes de la logistique, volontaires ou experts en sécurité. L’objectif affiché : constituer une équipe opérationnelle de plusieurs centaines de personnes d’ici fin 2026.
Aude BENICHOU MAC ALLISTER, Directrice des Affaires Juridiques
Pour porter cette machine olympique, encore faut-il qu’elle repose sur des fondations solides. C’est là qu’intervient Aude Benichou Mac Allister, nommée Directrice des Affaires Juridiques. Son nom évoque déjà une expérience rare dans les coulisses du sport international. Passée par le CIO, la Ligue de Football Professionnel et de prestigieux cabinets, elle est une experte des contrats complexes, de la propriété intellectuelle et des partenariats stratégiques.
Son arrivée marque une étape essentielle pour le COJOP 2030: sécuriser juridiquement un projet soumis à une multiplicité de règles – nationales, européennes, olympiques – dans un calendrier serré. Elle aura notamment la charge de coordonner les questions contractuelles avec les territoires, les entreprises partenaires, les médias et les instances internationales. « Le juridique, dans un tel projet, est à la fois un garde-fou et un accélérateur », souligne un observateur du dossier.
Un rôle d’autant plus stratégique que l’attribution définitive des Jeux aux Alpes françaises est encore conditionnée à des garanties financières massives de la part de l’État. Une proposition de loi « olympique », examinée récemment au Sénat, prévoit notamment une garantie de 520 millions d’euros, signe que le politique reste très étroitement lié à ce dossier.
Arthur RICHER, Directeur de la Communication
Troisième arrivée d’envergure : celle d’Arthur Richer, qui prend la tête de la communication du COJOP 2030. Dans le petit monde de la stratégie de marque et de la communication de crise, son nom évoque rigueur et efficacité. Passé par les agences Havas, TBWA ou FleishmanHillard, il a accompagné de grands noms comme la NBA, Alpine F1, Kilmer Sports Ventures ou la Fédération Française de Rugby.
Avec lui, les Alpes 2030 s’assurent une direction claire sur le plan de l’image. Son défi : fédérer une opinion publique parfois divisée, composer avec la médiatisation des enjeux environnementaux, rassurer les territoires et séduire les médias internationaux. En somme : rendre lisible un projet à multiples facettes.
Il aura aussi à orchestrer la communication autour des promesses faites par les organisateurs : jeux sobres, décarbonés, répartis sur plusieurs sites déjà existants, en lien étroit avec les populations locales.
Une gouvernance en place, un cap assumé
Ces nominations ne sont pas des ajouts cosmétiques : elles incarnent une volonté affirmée de professionnalisation. Depuis l’arrivée d’Edgar Grospiron à la présidence du COJOP en février 2025, puis de Cyril Linette à la direction générale en avril, l’architecture de pilotage se renforce mois après mois. Avec désormais des figures expérimentées à la tête des ressources humaines, du juridique et de la communication, le COJOP montre qu’il veut faire les choses bien. Et vite.
Prochaine étape ? La mise en œuvre opérationnelle des promesses. Avec en ligne de mire, un jalon important : les Jeux de Milan-Cortina 2026, où la France devra démontrer sa capacité à porter le flambeau de manière crédible, humaine et engagée.



























