Face aux fortes chaleurs, à l’évolution des pratiques touristiques et au besoin croissant de ralentir, la montagne affirme une attractivité renouvelée. Elle reste un territoire d’effort et d’aventure, mais elle devient aussi un espace dans lequel on vient respirer, se reconnecter à la nature, prendre soin de soi et partager des expériences plus accessibles.

Cette transformation s’inscrit dans un mouvement plus large : celui de l’outdoor, entendu non comme une simple accumulation d’activités sportives, mais comme une nouvelle manière de vivre la montagne. Randonnée, vélo, baignade, paddle, contemplation, yoga, itinérance ou découverte des patrimoines permettent désormais d’aborder les territoires alpins à travers une grande diversité de rythmes et de pratiques.

À Aix-les-Bains, le festival BE FIT, organisé les 12 et 13 septembre 2026 au bord du lac du Bourget, constitue une illustration concrète de cette évolution. Partenaire de l’événement, le Crédit Agricole des Savoie prolonge ainsi son engagement en faveur d’initiatives contribuant à l’attractivité, à la qualité de vie et à l’équilibre du territoire.

L’outdoor, ou l’envie de vivre la montagne autrement

Les attentes touristiques ne se résument plus à la recherche de performance ou à la consommation intensive d’activités. Une partie croissante des visiteurs souhaite retrouver de l’espace, du temps et un rapport plus direct aux éléments naturels.

Marcher en forêt, longer une rivière, parcourir un itinéraire à vélo, se baigner dans un plan d’eau, observer un paysage ou participer à une activité de bien-être deviennent des expériences touristiques à part entière. Cette évolution ne marque pas la disparition des pratiques sportives historiques. Elle les complète par une approche plus ouverte, plus sensible et souvent plus accessible.

Randonnée en famille à Saint François Longchamp
Randonnée en famille à Saint François Longchamp

L’outdoor permet précisément de réunir ces différentes aspirations. Il peut être sportif, contemplatif, familial, culturel ou réparateur. Il offre plusieurs portes d’entrée vers la montagne et contribue ainsi à toucher des publics qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans les seuls codes du ski ou de la performance.

Les lacs, patrimoine bleu des territoires de Savoie

En Savoie et Haute-Savoie, cette évolution des pratiques bénéficie directement aux territoires lacustres. L’eau occupe une place déterminante dans l’identité et l’attractivité des territoires : grands lacs naturels, lacs d’altitude, plans d’eau aménagés, rivières et bases de loisirs composent une géographie particulièrement favorable aux activités de plein air.

Le lac du Bourget, le lac d’Annecy, le lac Léman et le lac d’Aiguebelette forment les grandes figures de ce patrimoine bleu. À leurs côtés, de nombreux sites enrichissent l’offre territoriale : lac de Passy, plan d’eau biotope de Combloux, lac des Écoles aux Gets, lac Bleu à Morillon, plans d’eau de Praz-sur-Arly, de Saint-Rémy-de-Maurienne ou des Îles à Saint-Étienne-de-Cuines, sans oublier les multiples lacs d’altitude accessibles par la randonnée.

Biotope de Combloux
Biotope de Combloux

La Haute-Savoie compte à elle seule près d’une centaine de lacs, depuis les grands ensembles du Léman et du lac d’Annecy jusqu’aux petits plans d’eau de plaine ou de montagne. Le Département les considère simultanément comme des espaces naturels à préserver, des lieux de pratique pour les habitants et des facteurs d’attractivité touristique. Son Plan lacs souligne ainsi la nécessité de développer les activités sportives, touristiques et de loisirs de manière raisonnée, en améliorant les infrastructures d’accueil et les mobilités actives sans fragiliser les écosystèmes.

Un engouement qui gagne les lacs de montagne

Les grands lacs ne sont plus les seuls à concentrer l’attention. Des plans d’eau et des lacs d’altitude autrefois fréquentés principalement par des pratiquants avertis attirent aujourd’hui des publics beaucoup plus larges.

Le développement de la randonnée, la recherche de fraîcheur, la diffusion massive d’images sur les réseaux sociaux et l’envie de découvrir des sites naturels spectaculaires contribuent à cette progression. Cette évolution représente une opportunité pour les territoires. Elle permet de répartir les visiteurs, de valoriser des espaces moins connus et de faire découvrir de nouvelles formes d’outdoor. Mais elle implique aussi une responsabilité collective.

Lac Jovet
Lac Jovet

Le lac du Bourget, entre outdoor, thermalisme et art de vivre

À Aix-les-Bains, le lac du Bourget incarne particulièrement bien la complémentarité entre l’eau, la montagne, la santé et les loisirs de pleine nature.

Plus grand lac naturel de France, il constitue un puissant facteur d’attractivité estivale. Il accueille des activités nautiques et aquatiques variées tout en présentant une grande valeur écologique, paysagère et patrimoniale. Cette double vocation a conduit les acteurs publics à étudier plus précisément la fréquentation du plan d’eau, les interactions entre les pratiques et sa capacité d’accueil.

La destination a développé une identité singulière autour de plusieurs composantes : les activités sur et autour du lac, la proximité immédiate des reliefs, le thermalisme, le patrimoine, la gastronomie, la santé et le bien-être.

Cette complémentarité explique en partie la meilleure répartition de sa fréquentation au cours de l’année. Selon les données mobilisées dans l’Observatoire du Tourisme du Crédit Agricole des Savoie, l’été représentait, en 2024, 43% des nuitées du secteur Aixois–Chambéry–Avant-Pays, contre 20% pour l’hiver. Ce profil montre que la diversification touristique y est déjà largement engagée.

Lac du Bourget
Lac du Bourget

La diversification touristique ne doit pas conduire à reproduire toute l’année les phénomènes de concentration observés pendant les périodes les plus fréquentées. Parler de tourisme toute l’année ne signifie pas chercher à remplir tous les lieux en permanence.

L’enjeu consiste davantage à mieux répartir les flux dans le temps et dans l’espace, à adapter les mobilités, à valoriser des sites capables d’accueillir du public et à protéger les espaces les plus fragiles.

Les lacs illustrent parfaitement cet équilibre à construire. Leur attractivité offre des possibilités importantes pour les activités de plein air, les loisirs, le bien-être et la découverte. Mais elle nécessite aussi une gestion attentive de la qualité de l’eau, des berges, des déchets, du stationnement, des mobilités et de la cohabitation entre les différents usagers.

BE FIT, une illustration de l’évolution des pratiques

C’est dans ce contexte que s’inscrit le BE FIT, dont la dixième édition se tiendra les 12 et 13 septembre 2026 sur la plage de Mémard, à Aix-les-Bains.

Consacré au sport doux, à la santé et au bien-être, le festival propose différentes approches autour du yoga, du fitness, de la relaxation, de la cuisine saine, du paddle et du soin. Son intérêt réside moins dans la performance que dans la découverte de pratiques pouvant contribuer à l’équilibre physique et mental.

Organisé au bord du lac, après la période de pointe estivale, il traduit plusieurs évolutions du tourisme contemporain : le développement des activités accessibles, la recherche de sens, l’attention portée à la santé et l’envie de vivre des expériences de plein air autrement.

Festival BE FIT, organisée les 12 et 13 septembre 2026
Festival BE FIT, organisée les 12 et 13 septembre 2026

Son positionnement en septembre contribue également à prolonger l’activité au-delà des grandes vacances, dans une période propice aux événements, aux courts séjours et à une fréquentation plus diffuse.

Le Crédit Agricole des Savoie, partenaire des équilibres territoriaux

En soutenant BE FIT, le Crédit Agricole des Savoie inscrit son partenariat dans une démarche plus large d’engagement territorial.

Cette implication fait écho aux enseignements de son Observatoire du tourisme et des futurs désirables, qui met en évidence plusieurs priorités : mieux répartir la fréquentation, développer les mobilités douces, préserver l’environnement, soutenir l’emploi local, améliorer la gestion des déchets et prendre davantage en considération les attentes des habitants.

Un partenariat à impact positif ne se mesure pas seulement à la visibilité générée par un événement. Il s’apprécie aussi à sa capacité à créer des liens, à soutenir les acteurs locaux, à favoriser des pratiques accessibles et à contribuer à un développement plus équilibré.

Dans cette perspective, le bien-être devient une question territoriale : comment accueillir sans saturer, développer sans dégrader, partager les espaces sans opposer les usages et faire en sorte que l’attractivité bénéficie aussi à ceux qui vivent et travaillent sur place ?

Construire une montagne attractive, vivante et habitable

Vivre la montagne autrement ne consiste pas à tourner le dos à son histoire ou à ses activités traditionnelles. Il s’agit d’élargir les possibilités et les imaginaires qui lui sont associés.

La montagne peut être sportive sans être exclusivement compétitive. Elle peut être attractive sans rechercher systématiquement une croissance des volumes. Elle peut accueillir de nouveaux publics tout en protégeant ses milieux et en respectant la vie de ses habitants.

Talloires sur les bords du Lac d'Annecy
Talloires sur les bords du Lac d’Annecy

Entre sommets, forêts, rivières, grands lacs, plans d’eau et bases de loisirs, les Savoie disposent d’une diversité remarquable pour construire cette nouvelle relation au territoire.

L’enjeu sera moins de proposer toujours davantage d’activités que de créer des expériences cohérentes, respectueuses et complémentaires : permettre de marcher, de pédaler, de naviguer, de contempler, de se ressourcer et de comprendre les espaces traversés.

En accompagnant cette dynamique, le Crédit Agricole des Savoie affirme une ambition territoriale forte : soutenir un tourisme qui contribue à l’économie locale et à l’épanouissement des visiteurs, sans perdre de vue la qualité de vie des habitants ni la préservation des ressources qui fondent l’attractivité des Savoie.