Il y a des remontées mécaniques qui transportent et puis il y a celles qui transforment. La nouvelle télécabine Villaroger, mise en service en décembre 2025 appartient résolument à cette seconde catégorie. En reliant le village savoyard de Villaroger (1.200 m) au Plan des Violettes (2.119 m) en moins de 7 minutes, cette nouvelle télécabine 10 places redéfinit la manière d’accéder aux Arcs : plus rapide, plus lisible, plus inspirante.

Mais surtout, elle incarne une démarche assumée : faire de chaque montée un moment d’apprentissage, un instant de contemplation et de sensibilisation à la montagne.

Les Arcs, un domaine qui évolue en profondeur, sans perdre son identité

« La diversité, c’est la chance des Arcs », aime rappeler Aurélie Lévêque, directrice du domaine de montagne des Arcs / Peisey-Vallandry. Elle se manifeste d’abord dans les paysages : les longues crêtes ensoleillées d’Arc 1800, les forêts protectrices d’Arc 1600, les vastes plateaux d’altitude d’Arc 2000 ou encore l’univers haute montagne qui s’ouvre au sommet de l’Aiguille Rouge à 3226 m d’altitude, l’un des points de vue les plus spectaculaires des Alpes françaises.

Museum des animaux ®Yann Allègre
Museum des animaux ®Yann Allègre

Mais cette diversité est aussi une manière de profiter de la montagne. Celle que l’on traverse à ski, avec des itinéraires emblématiques comme la descente intégrale de l’Aiguille Rouge jusqu’à Villaroger avec plus de 2000 m de dénivelé d’un seul tenant.
Celle que l’on contemple depuis les terrasses panoramiques de Carreley ou du balcon de l’Arpette, où les visiteurs profitent d’un bain de soleil face au mont Blanc.
Celle que l’on découvre autrement à travers des lieux culturels uniques comme le Muséum des Animaux de Montagne à Vallandry, ou la Galerie des Minéraux à Arc 1800.

Cette pluralité résulte de près de dix années de réflexion stratégique, où chaque investissement a été pensé pour rendre le domaine plus lisible, plus fluide et plus harmonieux pour tous les publics. Aurélie Lévêque le résume en quelques mots : « Notre politique, depuis quelques années, a été de dynamiser tout le domaine et de réfléchir tous nos projets autour de l’attractivité, été comme hiver. » Elle ajoute avec simplicité : « Nous souhaitons que nos clients comprennent la montagne telle qu’elle est aujourd’hui et comment on va la vivre demain. »

Les Arcs Panorama de Carreley ®Juliette Rebour
Les Arcs Panorama de Carreley ®Juliette Rebour

Cette logique irrigue l’ensemble des projets aux Arcs : le nouveau Transarc, les Fresques lumineuses de l’Aiguille Rouge, les musées en altitude, les espaces débutants repensés… et désormais, Villaroger.

Villaroger, le paradis discret qui valait bien une télécabine

Village savoyard préservé, Villaroger était jusqu’ici l’un des secrets les mieux gardés des bons skieurs : un hameau authentique, un calme presque suspendu, et surtout la mythique descente de 7 km depuis l’Aiguille Rouge, soit 2.000 m de dénivelé négatif. Mais jusqu’ici, Villaroger restait un choix d’initiés. Pour remonter, deux télésièges successifs (le Replat puis Plan des Violettes) imposaient un rythme lent, parfois dissuasif pour les familles ou les skieurs venus pour une journée depuis Arc 1600, Arc 1800 ou Bourg Saint Maurice. On s’y rendait « pour la sortie du jour », rarement plus.

Télécabine Villaroger aux Arcs. ®Yann Allègre
Télécabine Villaroger aux Arcs. ®Yann Allègre

La nouvelle télécabine bouleverse cette logique. « Nous avons doublé le débit, doublé la vitesse, et surtout doublé les possibilités », résume Aurélie Lévêque. « Avant, aller à Villaroger, c’était un projet de balade presque à la journée. Aujourd’hui, c’est un aller-retour facile, confortable, fluide. »

Après un chantier réalisé en un temps record, le changement est spectaculaire : en moins de sept minutes, les cabines quittent les forêts de mélèzes et montent au-dessus des alpages offrant une succession de panoramas qui donnent l’impression de tourner les pages d’un livre d’images. Villaroger devient une porte d’entrée à part entière vers le domaine.

Pour les visiteurs en quête de tranquillité, cela change tout : on peut dormir dans un village calme, typique et accessible, tout en bénéficiant immédiatement du confort et de la qualité neige du domaine d’altitude des Arcs.

Les Arcs - Villaroger. ®Yann Allègre
Les Arcs – Villaroger. ®Yann Allègre

Quand la montée devient un moment d’apprentissage

Les Arcs a fait un choix singulier, celui d’utiliser la télécabine comme un moment d’apprentissage, une « montée intelligente » où l’on découvre le territoire que l’on traverse.

Chaque cabine porte le nom d’espèces végétales et animales présentent sur Villaroger comme : l’azuré du serpolet, la gagée jaune ou encore le trèfle des rochers. À l’intérieur, un encart simple et élégant raconte son mode de vie, son habitat, ses comportements face au changement de saison, ses fragilités et les gestes qui permettent de le protéger.  » Nous avons voulu valoriser la richesse du territoire en dévoilant quelques espèces végétales ou animales peu connues et parfois non emblématiques. L’idée n’était pas seulement de transporter les visiteurs, mais aussi de transmettre et sensibiliser. »

Nouvelle télécabine Villaroger aux Arcs. ®Yann Allègre
Nouvelle télécabine Villaroger aux Arcs. ®Yann Allègre

Cette démarche prend d’autant plus de sens que près de 95% du versant de Villaroger est classé en zone naturelle protégée, un cas rare dans un grand domaine skiable alpin. Entre les prairies d’altitude riches en orchidées sauvages, les corridors écologiques fréquentés par le cerf et le chevreuil et les secteurs rocheux où niche l’aigle royal, la montée en télécabine devient une première immersion dans un écosystème précieux.

Là où certains ne voient qu’une ligne de pylônes, Les Arcs installe une porte d’entrée vers l’éducation environnementale, discrète mais durable.

Télécabine Villaroger @Yann Allègre
Télécabine Villaroger @Yann Allègre

Terrasses panoramiques, tyrolienne, musées… comprendre la montagne autrement

Aux Arcs, les terrasses d’altitude ont peu à peu trouvé leur place comme de véritables haltes d’interprétation, chacune offrant un regard singulier sur le massif.

Près du sommet, la terrasse du Carreley, perchée à 2380 m, ouvre un large panorama sur les crêtes et la vallée. Ici, les tables d’orientation expliquent la géologie qui a façonné ces reliefs, la structure du Beaufortain et les strates de la Haute Tarentaise.

Les Arcs Belvedere Comborciere ®Tristan_Shu
Les Arcs Belvedere Comborciere ®Tristan_Shu

Un peu plus loin, le Balcon sur la Vanoise, sur le secteur de Peisey Vallandry à 2150 m, se découvre comme un véritable observatoire naturel. Face au mont pourri, les visiteurs saisissent d’un seul coup d’œil l’architecture paysagère du massif. Les panneaux qui l’accompagnent racontent les glaciers, les forêts qui descendent vers la vallée et les couloirs empruntés par la faune. On y reste facilement quelques minutes de plus, simplement pour comprendre ce qui se cache derrière les lignes du paysage.

Plus haut, au Col de la Chal (2545 m), la sensation change encore : entourée par le cirque d’Arc 2000 d’un coté et le fond de la vallée Peisey Nancroix de l’autre, la nouvelle terrasse offre un bon bol d’air. Ce lieu a été aménagé pour préserver la tranquilité, la qualité d’observation et apporter un brun d’imagination avec nos têtes au plus près des nuages !

Une tyrolienne pour voler au-dessus du domaine

Sur les sommets, l’émotion prend une autre forme. Depuis le secteur de Varet, la grande tyrolienne traverse le ciel en direction du front de neige d’Arc 2000, portée par la pente naturelle. Ici, aux Arcs, l’adrénaline s’accompagne également d’une intention pédagogique. La tyrolienne permet de ressentir la montagne autrement, de percevoir son relief, ses creux, ses ruptures et ses volumes avec une précision que l’on n’a pas forcément en skiant.

Aurélie Lévêque résume très bien l’esprit de ce choix : « Nous avons voulu créer une expérience forte, mais qui reste accessible et intégrée au domaine. »

Tyrolienne de l'Aiguille-Rouge ®Alban Guerry Suire
Tyrolienne de l’Aiguille-Rouge ®Alban Guerry Suire

En effet, des adolescents aux parents, chacun peut s’y essayer. C’est souvent une manière, pour les familles, de découvrir Arc 2000 sous un angle nouveau, en début ou en fin de journée, quand la lumière révèle toutes les nuances du relief.

Des musées en altitude : apprendre sans quitter ses chaussures de ski

La station des Arcs a développé en altitude de véritables espaces culturels qui transforment une montée en télécabine, un passage en gare ou une pause entre deux rotations en moments de découverte. L’idée est simple : rappeler que la montagne n’est pas seulement un terrain de glisse, mais un milieu vivant, complexe et parfois fragile qui mérite que l’on prenne le temps de l’observer et de le comprendre.

Plus au cœur du domaine d’Arc 1800, la Galerie des Minéraux occupe la zone intermédiaire de la télécabine du Transarc. Cet espace retrace à travers les âges la relation entre l’homme et le minéral, en questionnant au fil des salles aussi bien ses aspects positifs que ses dérives. Les explications, ainsi que certaines pièces, font écho à des anecdotes locales et mettent en valeur la richesse de notre territoire.

Fresques Lumineuses ®Yann Allègre
Fresques Lumineuses ®Yann Allègre

Et puis il y a cette idée audacieuse installée du côté du Varet : les Fresques Lumineuses de l’Aiguille Rouge, installées dans le garage même des cabines. Une mise en scène originale : transformer un espace technique en parcours immersif montrant le domaine aux quatre saisons.
Selon Aurélie, cette démarche s’inscrit dans une volonté claire : « Nous avons à coeur que nos clients comprennent ce qu’ils regardent, qu’ils saisissent la richesse du territoire et nous aide à la préserver. »

Des pistes ludiques pour apprendre tout en s’amusant

Aux Arcs, les pistes ludiques constituent un véritable laboratoire d’apprentissage, où l’on progresse sans même s’en rendre compte. La luge, les zones débutantes thématisées, le boardercross, les micro-parcours à petites bosses… tout est pensé pour que les plus jeunes puissent explorer la neige dans un environnement ludique.

Parmi ces espaces, l’un retient tout particulièrement notre attention : Chronoski, la zone de mesure de vitesse. Un dispositif simple en apparence, mais redoutablement efficace dans sa capacité à rendre les skieurs conscients de leur comportement sur la neige. Aurélie en parle avec conviction : « C’est ludique, mais surtout pédagogique. On mesure sa vitesse, on parle des distances d’arrêt. L’idée est vraiment de responsabiliser, de donner des repères. »

Snowpark Les Arcs @Nico Secerov
Snowpark Les Arcs @Nico Secerov

Dans cette nouvelle zone, une caméra affiche la vitesse en temps réel. Les enfants adorent, les adolescents s’y challengent, les adultes, parfois surpris par les chiffres, réalisent soudain qu’ils allaient plus vite qu’ils ne le pensaient. La pédagogie se glisse ainsi à travers l’émotion et jamais dans la contrainte.

Vous l’aurez compris, « chaque projet a été pensé pour que les gens comprennent ce qu’ils voient et les enjeux de la montagne ». Avec la nouvelle télécabine de Villaroger, Les Arcs confirme sa volonté d’unir modernité, pédagogie et respect du milieu pour une montagne plus lisible, plus vivante et plus proche de ceux qui la découvrent.