Vous rêvez encore de poudreuse en plein cœur de l’été ? Vous tracez des virages carving dans votre tête en traversant un simple passage piéton ? Vos pieds réclament des fixations… même en tongs ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Et surtout : vous n’êtes plus condamné à attendre la prochaine chute de neige.

Depuis des années, les passionnés de glisse cherchent à prolonger cette sensation unique au-delà de l’hiver. Les skieurs s’essaient au roller ou au patin à roues alignées, les snowboarders retrouvent leur équilibre dans le skate ou le surf. Et les options pour retrouver le fameux “flow” ne manquent pas : surfskates, carver boards, freeboards, snow skates, longboards de carving, balance boards… Un écosystème entier s’est formé autour de la glisse sans neige.

Mais depuis peu, une nouvelle vague bouleverse la donne. Une innovation singulière, futuriste, minimaliste : la planche électrique à roue unique. Une seule roue, c’est tout. Et c’est pourtant suffisant pour créer une révolution dans l’univers du ride. Son nom ? Onewheel. Et elle pourrait bien redéfinir la glisse… 12 mois sur 12.

Le pionnier de cette nouvelle glisse, c’est le Onewheel : une planche électrique tout-terrain qui a déjà conquis des milliers d’adeptes à travers le monde. Ce qui fait sa force ? Une prise en main instinctive, une sensation de glisse étonnamment proche du snowboard… et une approche radicalement différente. Pas de gâchettes ni de boutons, ici, tout passe par le corps : l’inclinaison des pieds, l’engagement du bassin, l’intuition fine de l’équilibre. C’est un dialogue entre vous, le terrain… et cette roue unique.

Mais le Onewheel n’est plus seul à surfer cette vague. Des modèles comme le Floatwheel ADV Pro ou le Magwheel Trotter élargissent le champ des possibles pour celles et ceux qui refusent de remiser leur passion en été. Chacun a ses spécificités, son comportement, sa philosophie de ride.

Ce qui bouleverse réellement les codes, c’est cette capacité inédite à reproduire les sensations du carving — sans flocons. En forêt, sur une piste de VTT, sur un singletrack escarpé ou même en bord de mer : ces planches permettent d’enchaîner les courbes, franchir des obstacles, jouer avec la gravité… sans remontées mécaniques, sans saison, sans limites.

Alors si, cet été, vous croisez un rider qui descend une piste de montagne comme s’il flottait sur une pente fraîchement damée, ne soyez pas étonné. Il y a de fortes chances qu’il chevauche un Onewheel. Ou qu’il soit, comme vous… incapable de passer une saison sans glisser.

Comment fonctionne la Onewheel ? Des sensations de snowboard sur tous les types de terrain

Ce qui surprend d’emblée avec le Onewheel, c’est son absence totale de commandes traditionnelles. Pas de gâchette d’accélération, pas de frein manuel, pas de télécommande. Rien. Et pourtant, tout est là. Ce n’est ni une trottinette électrique, ni un skateboard. C’est un objet hybride, singulier, où le pilote devient le seul maître à bord. Vos pieds, votre posture, votre équilibre : voilà les seuls leviers de contrôle.

Au cœur de la planche trône une large roue centrale — une roue de kart tout-terrain, pour être précis — qui abrite un moteur électrique sans balai. Ce moteur est orchestré par une série de capteurs gyroscopiques et d’accéléromètres, capables de lire en temps réel la position de votre corps et l’angle de votre inclinaison. Le fonctionnement est donc purement intuitif :

  • Vous vous penchez vers l’avant : la planche accélère.

  • Vous vous redressez ou vous penchez en arrière : elle ralentit ou recule.

  • Vous jouez sur les talons ou les orteils : vous tournez, comme si vous sculptiez une courbe dans la neige fraîche.

C’est ce système d’auto-équilibrage dynamique, qui adapte en continu la puissance du moteur à votre posture et au relief, qui donne cette impression presque magique : celle que la planche anticipe vos intentions. Cette sensation de glisse fluide et organique explique pourquoi tant de snowboarders, de surfeurs et de vététistes se sont épris du Onewheel.

Mais au-delà de la technologie, c’est la liberté d’usage qui séduit. Pas besoin de neige, ni de remontées mécaniques. Le Onewheel roule sur l’herbe, la terre, les chemins de montagne, le gravier, l’asphalte. Certains riders s’aventurent même sur les pistes des bikeparks, avec leurs virages serrés, leurs sauts, leurs racines piégeuses. Une glisse à la fois douce et engagée, accessible toute l’année.

Les modèles les plus avancés, comme le Onewheel GT ou le Floatwheel ADV Pro, vont encore plus loin. Grâce à la conception en caoutchouc spécifique de leur roue, ils offrent une suspension naturelle qui absorbe avec finesse les irrégularités du terrain. Et ce qui pourrait passer pour de la science-fiction fonctionne, en réalité, avec une simple batterie au lithium et une carte mère électronique, pilotable depuis une application mobile dédiée.

Pour les curieux de technologie, quelques termes reviennent souvent : VESC, couple, gyroscope.

  • Le VESC est un contrôleur intelligent, prisé des riders experts, qui permet de personnaliser finement les paramètres du moteur : vitesse, freinage, réponse… Une sorte de tableau de bord invisible.

  • Le couple moteur, lui, représente la force de rotation de la roue. Plus il est élevé, plus la planche pourra grimper des pentes raides ou réagir avec nervosité. C’est la « poussée brute » que l’on ressent dès le départ.

  • Quant au gyroscope, ce capteur, inventé par le physicien français Léon Foucault en 1852, détecte chaque inclinaison et mouvement. C’est grâce à lui que le système ajuste votre vitesse et maintient votre équilibre.

Bref, sous ses airs minimalistes, le Onewheel cache un concentré d’ingéniosité. Une glisse technologique, libérée des saisons, prête à réinventer la montagne — même sans neige.

Le meilleur de la Onewheel : contrôle, polyvalence et plaisir pur.

Une fois apprivoisée, la Onewheel ne fait plus qu’un avec vous.
Elle devient le prolongement de votre corps, une sorte d’interface naturelle entre le mouvement et la machine. Il n’y a pas de commandes externes : tout passe par l’équilibre. Une simple inclinaison du bassin suffit à déclencher une réponse moteur. Et quelle réponse : fluide, progressive, intuitive. La conduite se module au gré de vos envies — d’un cruising détendu sur l’asphalte à une descente technique sur sentier forestier.

Tout se personnalise depuis l’application mobile dédiée : en un clic, vous adaptez le profil “Rider” à votre terrain ou à votre humeur du jour. Que vous soyez en ville ou en pleine nature, la sensation de glisse reste intacte. Quant à l’autonomie, elle s’étend entre 20 et 30 kilomètres, selon le modèle, le poids du rider et le type de sol. De quoi envisager de belles sessions avant de rebrancher la bête sur une prise domestique classique.

La recharge, justement, est simple et flexible. Comptez 4 heures avec un chargeur standard (3A) et environ 90 minutes avec un Hypercharger (6A), plus rapide mais aussi plus coûteux. Pratique pour les nomades ou les adeptes de sessions répétées dans la journée.

Côté encombrement, la planche est compacte et se glisse aisément dans un coffre de voiture ou dans une grande housse. Pas besoin de remontées mécaniques, de forfait, ni même de neige : la glisse est là, partout, dès que la roue touche le sol.

Un dernier détail — mais pas des moindres — contribue à cette fluidité : les moteurs brushless à capteurs (notamment les capteurs à effet Hall). Ce type de moteur permet des démarrages souples et une excellente réponse à basse vitesse, un atout crucial lorsqu’il s’agit de franchir une pente raide ou d’attaquer un singletrack sinueux sans perte d’adhérence.

N’allez pas trop vite en besogne : des détails importants tels que le prix, le poids et la légalité.

Mais attention : la perfection n’est pas (encore) au rendez-vous. Comme tout objet technologique de pointe, le Onewheel a ses limites — et mieux vaut les connaître avant de se lancer. Le premier frein, c’est bien sûr le prix d’entrée. Un modèle haut de gamme comme le Onewheel GT dépasse les 2 000 euros, sans compter les accessoires ou pièces de rechange qui alourdissent rapidement la facture. Pour les passionnés, l’investissement peut se justifier. Mais pour les curieux ou les débutants, cela reste un coût non négligeable.

Autre point à prendre en compte : le poids. Avec ses 13 à 15 kilos selon les modèles, la planche n’est pas exactement ce que l’on qualifierait de “portable”. Monter un escalier, traverser une gare ou la transporter sur quelques centaines de mètres devient vite un exercice d’endurance.

Sur le plan technique, si la glisse est stable et rassurante, elle n’est pas infaillible. Une batterie à plat ou une manœuvre trop brusque peut déséquilibrer la planche et provoquer une chute. Ce n’est pas fréquent, mais cela fait partie des aléas d’un système sans commandes physiques.

Enfin, il y a la question juridique, qui reste floue. Dans de nombreux pays européens — dont la France —, le statut légal du Onewheel est encore incertain. Autorisé sur les pistes cyclables ? Interdit sur la voie publique ? La réglementation varie selon les villes et les usages, ce qui peut limiter son déploiement en zone urbaine.

Onewheel GT – L’étalon-or pour les amateurs de sculpture

Prix approximatif : 3200€.

Parmi toutes les alternatives hors neige, le Onewheel GT est sans doute celui qui reproduit le plus fidèlement les sensations du snowboard : liberté de mouvement, courbes appuyées, équilibre fluide, réactivité instinctive. Ce modèle haut de gamme est une véritable machine à glisse, pensée pour ceux qui veulent repousser les limites — même loin des pistes.

Avec une autonomie de plus de 30 kilomètres et une vitesse de pointe plus que respectable, le GT autorise de longues sessions, que ce soit sur route, en forêt ou sur sentiers techniques. Il accepte les virages larges comme les appuis serrés, absorbe les chocs du relief et conserve une stabilité impressionnante, même à haute vitesse. Sa conduite est “noble”, diront certains riders : précise, prévisible, solide. Il ne tremble pas quand le terrain devient exigeant. Une planche taillée pour les passionnés confirmés.

C’est aussi un outil idéal pour l’intersaison : il prolonge l’élan de la glisse au printemps ou à l’automne, quand les snowparks ferment et que la poudreuse se fait attendre. Une façon de garder le feeling, d’entretenir l’équilibre et de cultiver cette addiction à la courbe.

Bien sûr, cette excellence a un prix. Comptez environ 3 200 € pour vous offrir ce bijou technologique. Et avec ses 15 kilos, le GT n’est pas fait pour les trajets à la main ou les étagères étroites. Mais une fois lancé, il convainc. Car une fois monté dessus… il devient difficile d’en redescendre.

Floatwheel ADV Pro – Pour ceux qui veulent plus… et mieux

Prix approximatif : 2000€.

Face au géant Onewheel, une alternative se dessine… et elle ne manque pas d’arguments. La Floatwheel ADV Pro s’impose peu à peu comme la rivale la plus sérieuse, voire — pour certains riders chevronnés — la meilleure planche électrique monocycle du moment. Pourquoi cet engouement ? La réponse tient en trois lettres : VESC.

À la différence du Onewheel, l’ADV Pro est équipée d’un contrôleur VESC (Vedder Electronic Speed Controller), un système ouvert et ultra-configurable qui permet de personnaliser chaque paramètre de conduite : accélération, freinage, courbe de réponse, couple moteur, gestion thermique… Tout est modulable. Cela ouvre un champ d’expressions et de réglages quasi infini, pour adapter la planche au millimètre près à votre style, votre poids ou vos terrains de jeu.

Concrètement ? Vous pouvez créer un profil “urbain fluide” pour les trajets quotidiens, un mode “agressif” pour les descentes techniques, ou un réglage “freestyle” pour jouer dans les modules d’un pumptrack. Pour les néophytes, ces termes peuvent sembler abstraits, mais une fois la planche sous les pieds, l’impact de ces réglages devient évident.

La ADV Pro ne fait pas que s’ajuster, elle impose sa puissance : un couple moteur supérieur, une vitesse de pointe plus élevée, et une réactivité nerveuse qui séduira les riders expérimentés. Cette planche ne pardonne pas les approximations, mais elle récompense le contrôle et l’engagement. Elle est exigeante, certes, mais grisante.

À l’inverse du Onewheel, pensé comme une machine intuitive et accessible, la Floatwheel ADV Pro s’adresse à ceux qui ont déjà dompté une première planche… et cherchent maintenant plus de liberté, plus de performance, plus de défi.

Magwheel Trotter T2 – La porte d’entrée du carving électrique

Prix approximatif : 800€.

Tout le monde n’est pas prêt à investir plusieurs milliers d’euros pour tester les sensations du freeride sans neige. Et c’est bien normal. C’est précisément là qu’intervient le Magwheel, une alternative plus accessible, idéale pour découvrir cet univers sans se ruiner. Sans chercher à rivaliser avec les cadors du marché, cette planche propose une première approche crédible et rassurante de la glisse électrique monocycle.

Les modèles T1 ou T3 offrent une conduite stable, fluide et plutôt ludique, particulièrement adaptée aux débutants. Moins nerveuse, moins puissante que ses concurrentes haut de gamme, la Magwheel mise sur la douceur et la simplicité. Et ce n’est pas un défaut : au contraire, cette relative “non-agressivité” permet d’apprendre sans crainte, d’acquérir les bons réflexes, et de développer son équilibre en toute confiance.

Pensée pour l’asphalte, les sentiers faciles ou les balades en zone verte, la Magwheel n’a pas vocation à dévaler des pistes techniques ou à enchaîner les sauts. C’est une planche de style, de loisir, presque contemplative, qui vous accompagnera dans vos sorties sans chercher à impressionner.

Évidemment, il faut accepter des compromis : finitions plus modestes, autonomie réduite, moteur moins coupleux. Mais pour un budget contenu, c’est une porte d’entrée séduisante vers l’univers de la glisse électrique. Un choix malin pour tester, explorer… et, qui sait, tomber amoureux.

Surfwheel SU / HX – Parfait pour se déplacer en ville avec style

Prix approximatif : 250 €.

Ici, pas question de puissance ou de performance extrême. Ce que propose la Surfwheel, c’est autre chose : un plaisir simple, immédiat, accessible à tous.
Légère, intuitive, pensée pour la glisse urbaine, cette planche électrique à roue unique a été conçue pour le fun sans prise de tête. Elle s’adresse d’abord aux adolescents, aux débutants, ou à celles et ceux qui veulent simplement retrouver les sensations du surf ou du longboard, en toute décontraction.

Son terrain de jeu ? L’asphalte, les trottoirs, les pistes cyclables. Là où son comportement est le plus fluide et prévisible. En revanche, pas question de l’emmener sur les chemins caillouteux ou les descentes engagées : la Surfwheel n’est pas faite pour le tout-terrain, et elle le fait savoir.

C’est une planche idéale pour les promenades tranquilles dans le quartier, le long de la plage ou dans un parc urbain. Elle n’impressionnera pas par sa vitesse ou sa technique, mais elle séduira par sa simplicité, son poids plume et son plaisir immédiat.

Et surtout, elle a un atout majeur : son prix. Bien en dessous des modèles premium, la Surfwheel constitue une excellente porte d’entrée dans l’univers de la glisse électrique. Un cadeau original pour un jeune rider en herbe… ou pour un adulte en quête de sensations douces et stylées.

Inmotion V14 by Electric Unicycles (EUCs ) – Autonomie et efficacité mais de face comme au ski

Prix approximatif : 2500€.

D’accord, ils n’ont pas la forme d’une planche et la position rappelle davantage le ski que le snowboard, mais si vous recherchez une mobilité efficace, de longs trajets et de la vitesse, les monocycles électriques (EUC) sont d’un tout autre niveau.

Des marques comme Inmotion et Kingsong ont mis au point des modèles qui atteignent des vitesses fulgurantes et une autonomie de plus de 100 km. Vous n’aurez pas la sensation de surf du Onewheel, mais si vous aimez la vitesse et le contrôle, ce type de véhicule peut vous surprendre.

Bien sûr, la courbe d’apprentissage est un peu plus exigeante. Mais une fois maîtrisé, il devient un outil spectaculaire pour se déplacer rapidement, proprement et avec style.