Dans les Pyrénées, une dynamique silencieuse mais puissante est en marche : celle d’une montagne en transition, portée par la volonté collective de la préserver. Le 31 mars 2025 à Foix, au Centre Universitaire de l’Ariège, la 1ère rencontre Pyrénéenne Montagne Zéro Déchet a réuni 80 participants et marqué cette ambition : une journée de mobilisation réunissant élus, professionnels, citoyens, et acteurs de terrain autour d’un objectif commun — zéro déchet sauvage d’ici 2030.
Cette journée, imaginée par Mountain Riders, co-construite et co-animée avec l’Agence des Pyrénées* — partenaire depuis le début et membre actif du comité de pilotage national — organisée en collaboration avec l’ISTHIA – Université Jean Jaurès qui a accueilli cette première rencontre pyrénéenne Montagne Zéro Déchets, a marqué un tournant pour tout le territoire. Entre conférences, partages d’expériences, formations pratiques et engagements officiels, les Pyrénées ont affirmé leur volonté de devenir un modèle de durabilité et de coopération environnementale.
Tous s’accordent sur un même cap : celui de transmettre à la jeunesse une montagne respectée, porteuse de sens, et capable de résister aux défis environnementaux de demain.
Perrine Laffont, une jeune ambassadrice pyrénéenne engagée
Grâce à un partenariat avec le Conseil Départemental de l’Ariège, l’ouverture de l’événement a été marquée par la diffusion d’une vidéo inspirante de Perrine Laffont, 26 ans, marraine officielle de la journée, championne olympique et multiple fois titrée en ski de bosses. Native de l’Ariège, profondément attachée à ses racines pyrénéennes, Perrine incarne une nouvelle génération d’athlètes pleinement engagés dans la préservation de leur environnement.

En acceptant de devenir marraine de cet événement, Perrine Laffont a souhaité donner un écho puissant aux messages portés par la campagne « Montagne Zéro Déchet Sauvage en 2030 ».
Dans sa vidéo, elle s’adresse directement aux jeunes générations et aux acteurs de la montagne : « Il faut réagir dès maintenant, parce que c’est maintenant qu’il faut appliquer les bonnes manières pour qu’il y ait le plus d’impact possible sur les générations futures et les futurs skieurs. On a un milieu qui est extrêmement précieux et qui nous apporte des sensations folles, et on a tous à cœur de vouloir transmettre cette passion du milieu montagneux de demain pour qu’on puisse encore en profiter de nombreuses années. »
Ayant voyagé dans de nombreux pays au cours de sa carrière sportive, Perrine a également partagé un regard international sur les pratiques de préservation et de gestion des déchets en montagne. Sa prise de parole symbolique a insufflé une énergie particulière à l’ensemble des participants, rappelant combien le rôle des personnalités médiatiques est crucial pour mobiliser largement autour de cette cause.
Un bilan 2024 révélateur et structurant pour l’avenir
Au cours de ces 1ères rencontres pyrénéennes Montagne Zéro Déchet du 31 mars à Foix, Mountain Riders a présenté le bilan 2024 du programme « Montagne Zéro Déchet Sauvage », témoignant de l’ampleur de la mobilisation dans les territoires de montagne et, en particulier, dans le massif pyrénéen.
À l’échelle nationale, 82 opérations de ramassage ont été menées, intégrant systématiquement une caractérisation des déchets, soit une analyse qualitative et quantitative permettant de mieux comprendre leur nature et leur origine. Ces opérations ont permis de collecter 18 tonnes de déchets, impliquant plus de 4.700 volontaires, dont 50% en totale autonomie, preuve de l’appropriation croissante des outils et méthodes par les acteurs locaux.

Dans les Pyrénées, la dynamique est engagée, avec 6 opérations de ramassage en 2024, dont 66 % réalisées en autonomie, illustrant la capacité des structures locales à s’organiser de manière efficace. Ces actions ont permis de récupérer 615 kg de déchets, soit 8 % des ramassages organisés au niveau national et 4 % du poids total collecté. Ces chiffres, bien qu’encore modestes en proportion, traduisent une montée en puissance dans l’engagement local et une volonté affirmée de structurer la démarche à l’échelle du massif. Ils viennent se rajouter à toutes les autres initiatives déjà développées sur le massif par les acteurs, chacun dans leurs activités.
L’analyse fine des déchets récoltés permet de dresser un diagnostic environnemental territorialisé, qui vient alimenter les plans d’actions de réduction des déchets à la source, par métier. Ces données, intégrées à la plateforme nationale Zéro Déchet Sauvage, contribuent à mesurer l’impact des actions menées et à identifier les principales sources de pollution : mégots, emballages alimentaires, bouteilles plastiques, canettes ou encore déchets liés aux usages touristiques.
Des tables rondes riches en enseignements
À l’occasion de cette journée de mobilisation à Foix, la première table ronde a constitué un temps fort d’analyse et de réflexion collective autour des enjeux systémiques liés à la pollution sauvage en montagne. Intitulée « Mieux comprendre pour mieux agir », cette séquence a réuni des intervenants aux profils complémentaires, issus du monde scientifique, universitaire, de la formation professionnelle et de l’organisation événementielle responsable.
Pierre Torrente – Directeur du Campus d’excellence des métiers du tourisme pyrénéen (Université Toulouse Jean Jaurès)
Intervenant en qualité de formateur et acteur engagé du développement des territoires, Pierre Torrente a ouvert la discussion en replaçant la question de la pollution sauvage dans une dynamique plus large de transition des territoires de montagne. Il a souligné le rôle essentiel des jeunes générations, futurs professionnels du tourisme, dans l’évolution des mentalités et des pratiques. « Si on veut préparer un monde de demain plus vertueux, il faut d’ores et déjà pouvoir sensibiliser la jeunesse à ces nouveaux gestes et à ces nouvelles façons de regarder la nature et le développement. Ce n’est pas du tout antinomique. »
Le Campus qu’il dirige entend intégrer davantage les enjeux environnementaux dans ses formations : conception d’événements responsables, gestion des flux touristiques, développement d’initiatives écocitoyennes dans les stations de montagne.
Lucile Chatelard – Enseignante-chercheuse à l’IUT de Montpellier-Sète
Lucile Chatelard a présenté un état des lieux alarmant sur la pollution plastique, particulièrement préoccupante en milieu montagnard où la dégradation des plastiques est fortement ralentie par le climat froid et l’altitude. Elle a mis en lumière le concept de pollution invisible, notamment les microplastiques issus de vêtements techniques et de déchets fragmentés, et a insisté sur le besoin de réduction à la source : « Il ne suffit pas de ramasser. Il faut d’abord empêcher que les déchets arrivent sur les sentiers. Cela passe par l’éducation, mais aussi par la conception des produits et l’organisation de nos usages. »
Son intervention a nourri un débat essentiel sur la responsabilité des industriels et sur l’importance d’inscrire la lutte contre les déchets dans une économie circulaire réellement opérationnelle.
Isabelle Poitou – Écologue, directrice de l’association Mer Terre
Spécialiste de la pollution des milieux naturels, Isabelle Poitou a présenté le travail réalisé autour de l’outil de caractérisation des déchets sauvages, développé avec précision pour comprendre non seulement la nature des déchets retrouvés en montagne, mais surtout leurs origines, usages et cycles de dissémination.
Elle a insisté sur la nécessité d’adopter une vision systémique des pollutions environnementales : « Bien que ces deux écosystèmes soient fondamentalement différents, la montagne et la mer sont intimement liées par le cycle de l’eau. Tous les déchets jetés en montagne finiront tôt ou tard leur course dans les océans. »
Isabelle Poitou milite pour une approche croisée et intégrée entre les actions menées en montagne et celles menées sur les littoraux, appelant à la mise en réseau des acteurs environnementaux pour renforcer l’efficacité des actions de terrain.
Franck Deffarge – Coordinateur des Manifestations Vertes de l’Ariège
Enfin, Franck Deffarge a partagé son expertise dans l’organisation d’événements écoresponsables, avec une expérience concrète de terrain dans le cadre des « Manifestations Vertes d’Ariège ». Il a montré qu’il est possible de concevoir des événements fédérateurs tout en minimisant drastiquement leur empreinte écologique, grâce à une logistique soignée : limitation des déchets à la source, choix de prestataires locaux, sensibilisation du public, réutilisation du matériel, signalétique durable, etc. «L’événementiel ne doit pas être un facteur aggravant de pollution, mais un levier de sensibilisation. C’est à travers l’expérience vécue que les mentalités changent».
Son témoignage a apporté une dimension opérationnelle et réaliste, soulignant que chaque acteur peut intégrer progressivement des critères de durabilité, quels que soient ses moyens.
Une seconde table ronde « Partager et Inspirer » pour partager les initiatives et inspirer l’action
Placée sous le signe du partage d’expériences et de l’inspiration mutuelle, la seconde table ronde de la journée visait à montrer que chacun dans son activité, peut agir concrètement pour une montagne plus propre. Qu’ils soient responsables de stations, responsables de PNR (Parc Naturel Régional), élus locaux, techniciens de collectivités ou membres d’associations, tous les intervenants ont souligné combien les petits gestes du quotidien peuvent produire de grands changements, à condition d’être durables, partagés et systématisés.

Sont intervenus dans le cadre de cette table ronde, Julien Fournol (Compagnie des Pyrénées), Matthieu Cruege (Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises), Louis Dumas (Ax 3 Domaines), Carole Rinjonneau (Mairie de Font-Romeu), Aurélien Bourcet (Station de Piau Engaly) et Marcel Bunel (Association Nature Propre en vallée d’Ossau). Tous ces acteurs locaux ont exposé les actions qu’ils mettent déjà en place à leur échelle pour répondre à la problématique de la pollution en montagne. Que ce soit par l’installation de poubelles, de cendriers à proximité des remontées mécaniques, d’éco-cups dans les points de restauration, de composteurs, ou bien par le biais d’actions RSE et de campagnes de communication…, ces différentes organisations s’investissent tout au long de l’année dans cette quête pour instaurer les bonnes pratiques chez les touristes, les habitants et les travailleurs.
L’objectif de cette séquence n’était pas seulement de présenter des bonnes pratiques, mais de montrer leur diversité et de rappeler qu’elles peuvent être réplicables ailleurs, inspirant d’autres structures à s’engager à leur tour. Les nombreux exemples exposés ont mis en lumière une montagne déjà en mouvement, portée par des femmes et des hommes qui agissent, souvent dans l’ombre, pour améliorer les comportements et préserver les territoires.
Là réside le véritable enjeu : parvenir à changer les comportements et automatiser certaines démarches éco-responsables pour se diriger vers une montagne zéro déchet. Marcel Bunel de l’association Nature Propre en vallée d’Ossau rappelle que : « Ce ne sont pas des déchets sauvages. Ce sont des déchets domestiques car générés par des comportements humains irrespectueux du bien public. La première chose à faire est de diminuer la consommation dans ces lieux où touristes et habitants de la vallée d’Ossau se rendent régulièrement. »

Une signature emblématique pour une montagne d’avenir
L’un des temps forts de la journée a été sans conteste la signature officielle de la charte nationale « Montagne Zéro Déchet Sauvage en 2030 », véritable socle d’engagement commun, portée par l’association Mountain Riders. Cette charte vise à structurer une dynamique territoriale ambitieuse pour faire de la montagne un espace préservé, exemplaire et résolument tourné vers l’avenir.
À Foix, la signature de la Région Occitanie, représentée par Alexandre Bermand, Conseiller régional, a marqué un geste fort en faveur d’une montagne préservée et durable. Pour Alexandre Bermand, cette signature traduit un passage à l’action concret : « Je suis ravi de signer aujourd’hui et de représenter la Région. Cela va réaffirmer notre engagement et positionner les Pyrénées comme une destination environnementale qui préserve et qui prend soin. Il est important de se mobiliser pour porter la bonne parole de vos actions auprès de nos organisations, que sont la Région Occitanie et l’Agence des Pyrénées, pour réaffirmer que ce ne sont pas que des paroles, mais aussi des actes. »
Elle a été suivie de celle du Campus d’excellence des métiers du tourisme pyrénéen, portée par son directeur Pierre Torrente, soulignant l’implication des établissements de formation dans la construction d’un avenir plus responsable. Ces deux engagements viennent rejoindre ceux déjà formalisés par l’Agence des Pyrénées, la Compagnie des Pyrénées et la Mairie de Font-Romeu, renforçant ainsi un socle commun d’acteurs engagés autour de la charte nationale « Montagne Zéro Déchet Sauvage en 2030 ».
Au-delà de l’adhésion formelle, cette signature engage désormais les deux institutions à co-construire des plans d’action territorialisés, à soutenir les initiatives locales, et surtout à mobiliser activement les jeunes dans cette transition écologique. Des réunions participatives avec les étudiants, des ateliers thématiques dans les établissements de formation, ainsi que des projets concrets de terrain seront mis en place dès la rentrée pour incarner cet engagement et le traduire en gestes durables.
En s’engageant ainsi, la Région et le Campus envoient un signal fort à l’ensemble des territoires et acteurs : celui d’une mobilisation collective fondée sur la transmission, l’action et la responsabilité. Ce moment solennel a marqué un tournant dans la journée : non seulement il valide une ambition commune, mais il ouvre la voie à une dynamique de transformation durable et partagée.
De la théorie à la pratique : former pour agir durablement
Ce temps opérationnel de formation a permis de passer de la parole à l’action, en outillant les participants pour qu’ils puissent, à leur tour, organiser des opérations de ramassage de déchets en montagne — et surtout les structurer scientifiquement. Encadrée par les équipes de Mountain Riders, cette session de formation a réuni des participants issus de diverses structures : collectivités, associations, établissements scolaires, agents de terrain, professionnels des stations et plus généralement du tourisme.

Elle s’articulait autour d’un double objectif :
– Acquérir les bases pour organiser une opération de ramassage,
– Maîtriser la méthodologie de la caractérisation des déchets, une étape essentielle pour transformer un geste symbolique en une donnée scientifique exploitable.
L’atelier a débuté par une présentation des outils pratiques, dont les kits de caractérisation mis à disposition par l’association. Ceux-ci comprennent des fiches simplifiées, des gants, des sacs, des balances, des grilles d’analyse, et un protocole standardisé permettant de collecter les données de manière homogène sur l’ensemble du territoire national.
Les formateurs ont ensuite guidé les participants à travers le “chemin de la caractérisation”, une démarche pédagogique claire, structurée en plusieurs étapes :
- choix du site de ramassage,
- communication en amont,
- mobilisation des bénévoles,
- collecte encadrée,
- tri et identification des déchets selon une nomenclature précise,
- saisie des données et transmission aux plateformes collaboratives.
Cette méthode permet non seulement de quantifier les déchets récoltés, mais aussi d’en comprendre la typologie, l’origine probable et la récurrence, en vue de stratégies ciblées de réduction à la source.
Parmi les participants, Priscila De Alba, animatrice du plan local de prévention des déchets ménagers et assimilés pour la Communauté de Communes Pyrénées Catalanes, a partagé sa vision avec conviction : « Je voulais voir les pratiques mises en place dans d’autres territoires vis-à-vis de la réduction des déchets en montagne. J’ai déjà participé et organisé des ramassages grand public, mais sans caractérisation. Cette formation va me permettre d’apporter une vraie plus-value aux actions locales, en m’inspirant des expériences vues aujourd’hui. »

Comme elle, plusieurs participants ont souligné l’utilité de croiser les expériences territoriales et de bénéficier d’une formation pratico-pratique, à la fois reproductible et adaptable. L’un des points clés réside dans la capacité à rendre les territoires autonomes, comme en témoigne le chiffre marquant de 50 % des opérations réalisées en autonomie totale en 2024, preuve d’une montée en compétence collective.
Cette formation s’inscrit dans une logique d’essaimage et de démultiplication. L’ambition est claire : équiper les acteurs pour qu’ils deviennent eux-mêmes relais de terrain, capables de former, sensibiliser et structurer des démarches locales dans les vallées, les stations, les écoles ou les structures touristiques. La mise à disposition des kits, les fiches simplifiées, les webinaires nationaux (dont celui du 24 avril sur les bonnes pratiques), et les formations déployées dans d’autres régions alpines ou pyrénéennes (Gap, Annecy, Mercury, etc.) complètent ce dispositif. L’approche se veut souple, autonome et personnalisable, afin que chaque territoire puisse s’approprier la démarche.
De la gestion des déchets à l’accompagnement plus global de la transition
Au-delà du projet Montagne Zéro Déchet, Mountain Riders a présenté d’autres initiatives comme « Adopt un spot » ou le label « Flocon Vert », dont l’objectif est d’accompagner et de structurer la transition écologique des destinations de montagne en impliquant les parties prenantes du territoire.
Le programme « Adopt un Spot »
Mountain Riders a présenté le programme « Adopt 1 Spot », qui permet de diagnostiquer la pollution sauvage. Il s’agit de s’engager à réaliser deux ramassages avec caractérisation par an, pendant trois ans, sur la même zone, aux mêmes dates et avec le même nombre de participants. L’objectif est de mesurer l’évolution de la pollution sauvage de manière scientifique, afin d’aller plus loin et de mettre en place une stratégie de réduction des déchets à la source. La plupart des participants constatent qu’à chaque ramassage, la quantité de déchets récoltée reste identique, ce qui illustre parfaitement la nécessité de changer les comportements et de renforcer la communication autour d’une montagne plus propre.
Un label Flocon Vert pour aller plus loin…
La station village des Angles se positionne aujourd’hui comme l’un des exemples les plus inspirants du massif pyrénéen en matière de développement durable. Depuis 2014, elle mène une politique éco-responsable ambitieuse, fondée sur des actions concrètes et percutantes à plusieurs niveaux. « Nous voulions inscrire la station dans une dynamique reconnue, un label ou une certification qui parle au plus grand nombre. L’idée était aussi d’apporter une dimension parfois ludique à notre engagement. C’est ainsi que nous avons découvert le label Flocon Vert de l’association Mountain Riders. Nous avons alors entamé les démarches, et obtenu la labellisation en 2021 », explique Caroline Oustric.

Parmi les initiatives les plus singulières, figure la création d’un « magasin pour rien » : un espace solidaire où les objets abandonnés, parfois abîmés ou incomplets, sont récupérés, réparés et remis en circulation à destination des touristes et des habitants, pour encourager leur réutilisation.
Caroline Oustric détaille : « Donner ou ne pas donner, ce n’est pas un problème. Ce qui compte, c’est qu’il y a toujours, dans nos maisons – et plus encore dans les résidences secondaires – des objets qui pourraient encore être utiles. Les bricoleurs de l’association avec laquelle nous collaborons les récupèrent, les remettent en état, et les mettent ensuite à disposition. Certains objets sont offerts à des personnes dans le besoin, qui les conserveront durablement. D’autres peuvent être prêtés à des saisonniers, le temps d’une saison. »
La commune de Cauterets s’est officiellement vue attribuer le label Flocon Vert le 16 décembre dernier, une reconnaissance qui vient saluer son engagement croissant en faveur du développement durable. Parmi les actions emblématiques mises en œuvre sur le territoire, Jessica Bales et Renaud Fructus évoquent notamment l’installation de composteurs collectifs.
« Nous avons mis en place un dispositif de compostage partagé à l’échelle de la commune. Pour l’instant, trois sites sont opérationnels, avec environ 70 foyers inscrits. Les habitants viennent y déposer régulièrement leurs bio-déchets, et repartent avec leur consigne ainsi que leur part de compost », expliquent-ils.

Face à l’urgence environnementale, les participants de ces 1ères Rencontres Pyrénéennes Montagne Zéro Déchet ont démontré qu’un changement est non seulement nécessaire, mais déjà en cours. Les échanges ont révélé une volonté collective forte, des actions concrètes et un désir partagé de faire front commun.
Car c’est bien là le cœur du projet : inspirer pour entraîner, semer aujourd’hui les graines d’un mouvement durable, où chaque acteur devient à son tour un moteur d’action.
* L’Agence des Pyrénées est une structure interrégionale (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), créée le 01 janvier 2021, consacrée au développement, à la valorisation et à la préservation du massif des Pyrénées. Issue de la fusion de 3 associations préexistantes (l’ADEPFO, le CIDAP et la Confédération pyrénéenne du tourisme), elle permet aux collectivités publiques d’avoir une vision à 360° des enjeux du massif et de décloisonner les approches et les outils d’intervention. L’ambition majeure de l’Agence des Pyrénées est d’inspirer, encourager et soutenir une nouvelle dynamique de développement dans le massif pyrénéen en s’appuyant sur ses richesses naturelles, patrimoniales, économiques et humaines. Elle accompagne dans les Pyrénées l’émergence d’un nouveau modèle de développement et de gestion durable des ressources.

























