Alors que la saison d’hiver 2024 approche à grands pas, SATA Group, gestionnaire des stations de l’Alpe d’Huez, des Deux Alpes et de La Grave, affiche des résultats prometteurs et se prépare à accueillir les visiteurs dans des conditions optimales. Sous la direction de Fabrice Boutet, des investissements massifs ont été réalisés pour moderniser les infrastructures, notamment avec le projet phare du Jandri aux Deux Alpes. Ce dynamisme est accompagné d’une forte progression des réservations, qui augure une saison record. Entre innovations technologiques, ski de printemps et une stratégie tournée vers le bien-être des collaborateurs, SATA Group trace sa route vers un avenir ambitieux et diversifié.

De grands projets en cours aux Deux Alpes et à l’Alpe d’Huez

Face à des attentes croissantes de la part des skieurs et à la nécessité d’adapter les infrastructures aux défis environnementaux, SATA Group poursuit son engagement en faveur de l’innovation et de la modernisation de ses stations.

Le projet du Jandri aux Deux Alpes, avec un investissement massif de 148 millions d’euros, illustre parfaitement cette volonté de repenser les remontées mécaniques pour améliorer l’expérience client tout en renforçant la sécurité et la durabilité des installations.

Fabrice Boutet : ‘Nous respectons les délais du projet Jandri’

A la tête de SATA Group, Fabrice BOUTET revient sur cette grande nouveauté de l’hiver : « Le projet majeur pour nous cette année est bien évidemment celui du Jandry, dont la livraison se fera en deux phases. Le deuxième tronçon sera opérationnel dès le 30 novembre, et le premier tronçon le 7 décembre. Nous respectons ainsi le calendrier que nous avions annoncé. Actuellement, les câbles sont posés et nous en sommes à la phase technique de tension et de tests du câble, un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’infrastructure. En parallèle, nous avançons sur le second œuvre, une étape tout aussi importante. Après le béton, nous nous concentrons désormais sur l’aménagement des espaces : les points de vente, les réceptifs clients, les bureaux et les zones d’embarquement. Il s’agit de détails techniques comme la climatisation, les revêtements de sol, et même des aspects esthétiques comme une fresque qui ornera la zone des escalators. Bien que cette étape ne soit pas la plus complexe, elle demande une gestion rigoureuse car elle mobilise de nombreux corps de métiers”.

®Agence ATEAM Architectes & Basilico Design

En ce début de saison, l’autre grande nouveauté concerne l’Alpe d’Huez avec la modernisation du DMC, qui est désormais renommé “Télécabine du Pic Blanc”. Ce projet inclut l’installation de nouvelles cabines et une refonte complète de l’aspect esthétique. « Tout ce qui est lié à la technique a déjà été réalisé, notamment le câble, l’électricité et l’informatique, et nous entrons maintenant dans la phase esthétique avec ces nouvelles cabines qui amélioreront l’expérience d’embarquement ». L’ensemble de ce projet sera finalisé l’année prochaine avec la rénovation du téléphérique prévue dans deux ans.

“Ce chantier s’inscrit dans un plan global, Altitude 3300, visant à connecter plusieurs appareils pour un accès plus rapide à l’altitude, dans un contexte où la rapidité et le confort sont devenus essentiels pour attirer et fidéliser les visiteurs. Plus que jamais, les stations doivent conjuguer performance, développement durable et qualité de service pour rester compétitives sur un marché en pleine mutation”, explique Fabrice BOUTET.

Arrivée du Pic Blanc, point culminant de la station de ski de l’Alpe d’Huez. L. Salino®

Des tendances encourageantes pour cet hiver, mais Fabrice Boutet reste prudent : « Pourvu que cela dure »

Alors qu’il ne reste que quelques semaines avant que les skieurs ne dévalent les pistes, Fabrice Boutet fait un point sur les premières tendances observées. Avec des chiffres encourageants en termes de réservations et de ventes de forfaits, il dresse un bilan optimiste tout en restant prudent face à ces premières projections.

Il nous explique que, selon les chiffres disponibles début octobre, la saison s’annonce prometteuse. « Quand on analyse les chiffres de G2A à aujourd’hui, nous sommes en avance par rapport à l’année dernière », précise-t-il. « Cette progression est notable, d’autant plus que l’année précédente avait déjà été marquée par des records de fréquentation ».

Station des Deux Alpes

Il ajoute que ces données sont corroborées par les chiffres communiqués par les écoles de ski, qui rapportent des réservations importantes pour les cours de ski. Toutefois, il reste prudent : « Pourvu que cela dure », indique-t-il, rappelant que ces données, recueillies début octobre, devront être confirmées à l’approche de la saison.

Un pari réussi pour le Glacier des Deux Alpes

Le bilan de l’ouverture du Glacier des Deux Alpes en 2024 est encourageant, notamment en ce qui concerne les périodes d’exploitation. Face aux impacts du changement climatique, SATA Group a dû adapter ses stratégies pour préserver son glacier, abandonnant progressivement l’idée du ski en juillet et août.

À la place, les Deux Alpes misent désormais sur le ski de printemps, avec des résultats très prometteurs qui confirment le potentiel de cette nouvelle approche.

Fabrice Boutet revient sur les changements climatiques qui impactent désormais la gestion des glaciers. « Il faut respecter les rythmes des saisons qui ne sont plus celles d’il y a quelques années », explique-t-il. « Skier en juillet et août n’est plus une priorité. Le glacier se transforme, tout comme le climat, et nous devons protéger nos glaciers durant ces périodes.”

Glacier 2 Alpes. @Luka Leroy OT 2 Alpes

Dorénavant, la station des Deux Alpes mise sur le ski de printemps. « Nous avons pris le pari de lancer le ski au printemps, en mai et juin, et nous avons eu des conditions incroyables, comparables à celles de janvier ou février », se réjouit Fabrice Boutet. Bien que cette année l’ouverture ait été limitée aux clubs en raison des travaux sur le domaine skiable, les résultats sont très positifs. « Nous avons réussi à obtenir des résultats similaires à ceux que nous faisions en été”.

L’année prochaine, la station ouvrira le Glacier au grand public durant le printemps, avec une descente offrant ainsi un dénivelé de 1000 mètres. « Cela signifie que ceux qui ne sont pas contraints par les vacances scolaires pourront venir skier dans des conditions exceptionnelles au printemps », conclut-il, enthousiaste.

La Grave équilibre sa fréquentation entre l’hiver et l’été

Fabrice Boutet a dressé un bilan très positif de la saison à La Grave, qualifiant l’année de « super saison » aussi bien en hiver qu’en été. Bien que la météo reste un facteur clé de succès, les excellents résultats enregistrés en juillet et août ont permis de compenser les aléas du mois de juin.

« Nous avons réussi à équilibrer les saisons été et hiver, ce qui est l’un des beaux résultats de l’évolution des pratiques et des choix de nos clients », explique-t-il. « Cette réussite reflète un changement notable dans le mode de vie à la montagne, avec de plus en plus de personnes qui choisissent de vivre pleinement leurs vacances en montagne, quelles que soient les saisons ».

Cependant, il souligne l’importance de la météo dans les performances de La Grave. « Nous sommes très météo-dépendants, et cette année, nous avons eu une belle météo, sauf en juin. »

Marque employeur AEON : une stratégie tournée vers l’avenir

Dans une stratégie tournée vers l’avenir, Fabrice Boutet met en lumière l’importance de la marque employeur AEON au sein de SATA Group. L’amélioration des conditions de vie des collaborateurs est au cœur de cette démarche, avec une vision claire : un personnel épanoui est la clé pour offrir une expérience client de qualité.

« Aujourd’hui, cette marque, c’est la marque du groupe. Elle est là pour signer les engagements que nous prenons vis-à-vis de nos collaborateurs, sur nos cinq piliers habituels. » Il souligne que l’amélioration des conditions de vie des collaborateurs est une priorité, tout comme celle de l’entreprise elle-même, en mettant l’accent sur l’environnement et l’innovation.

L’objectif est clair : si les collaborateurs se sentent bien, ils feront vivre cette qualité d’expérience aux clients. « Si je vis bien les choses, j’ai envie de bien les faire vivre », explique Fabrice Boutet, ajoutant que ce concept, imaginé il y a quatre ans, fonctionne de mieux en mieux. « Nos collaborateurs se sont tellement approprié cette démarche que, parfois, lorsque quelque chose n’est pas conforme, ils disent eux-mêmes : ‘Ce n’est pas Aeon’.

Aujourd’hui, les trois destinations de SATA Group – Alpe d’Huez, Les Deux Alpes, et La Grave – se tournent résolument vers un avenir qui ne repose plus uniquement sur l’activité ski. « Il est essentiel de continuer à innover et à imaginer des technologies pour nos remontées mécaniques, afin de donner une nouvelle vie à nos montagnes, dès maintenant et pour les générations futures », explique Fabrice Boutet.

La fréquentation en montagne évolue, et de plus en plus de visiteurs viennent non seulement pour skier, mais également pour d’autres activités comme la randonnée, le cyclisme ou simplement pour profiter du cadre naturel. « Les visiteurs montent en altitude en toute sérénité, pour vivre des moments privilégiés au cœur de la montagne ». Fabrice Boutet souligne également que les investissements dans des infrastructures modernes, comme les télémixtes (combinaison de télésièges et cabines), bien qu’ils aient un coût important, permettent une véritable transformation du paysage montagnard en le rendant plus accessible et attractif pour une clientèle variée tout au long de l’année.