Ce mercredi 24 juillet, les Jeux Olympiques (JO) d’hiver de 2030 ont été attribués aux Alpes françaises, une décision qui a finalement été prise après de nombreuses incertitudes politiques. La candidature des Alpes françaises était mise en doute en raison de la crise politique en France, notamment avec des tensions internes au sein du gouvernement et des interrogations sur la capacité de l’État à garantir le financement nécessaire.
La candidature des Alpes françaises, reste conditionnée à la fameuse garantie financière de l’État, attendue d’ici le 1er octobre, après la nomination d’un nouveau Premier ministre. Malgré cette réserve, l’approbation du CIO, annoncée par Thomas Bach avec 84 voix pour, a provoqué une immense joie et un grand soulagement au Palais des Congrès de Paris, apaisant la délégation française, inquiète des répercussions de la dissolution de l’Assemblée nationale.
JO 2030 dans les Alpes françaises : un contexte olympique très dynamique pour la France
L’annonce des Jeux Olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises s’inscrit dans un contexte olympique très dynamique pour la France, marquant une période exceptionnelle avec l’organisation successive des Jeux Olympiques d’été à Paris en 2024 et maintenant ceux d’hiver en 2030. Les Jeux Olympiques d’été de Paris 2024 sont déjà perçus comme une vitrine mondiale pour la France, mettant en avant son patrimoine, sa culture et ses capacités organisationnelles. Enchaîner avec les Jeux d’hiver 2030 renforce ce rayonnement et positionne la France comme un acteur central du mouvement olympique.

Il existe quelques précédents où un pays a accueilli les Jeux Olympiques d’été et d’hiver consécutivement. La France a été le premier pays à le faire, avec les Jeux Olympiques d’été de Paris en 1924 suivis des Jeux Olympiques d’hiver à Chamonix la même année. Par la suite, l’Allemagne a accueilli les Jeux d’été à Berlin en 1936, puis les Jeux d’hiver à Garmisch-Partenkirchen également en 1936. Plus récemment, Pékin a accueilli les Jeux d’été en 2008 et les Jeux d’hiver en 2022, devenant ainsi la première ville à organiser les deux événements.
Cette double attribution permet de mettre en perspective les opportunités et défis associés à accueillir ces deux événements majeurs dans un intervalle de six ans.
Les préparatifs pour Paris 2024 ont déjà entraîné des investissements massifs dans les infrastructures, notamment les transports, les installations sportives, et les services urbains. Cette dynamique d’investissement se poursuivra et s’étendra aux régions alpines, créant des synergies et des opportunités économiques importantes pour les territoires concernés. Emmanuel Macron, Président de la République française, a exprimé sa fierté : « Des Jeux innovants, durables et inclusifs, qui vont faire rayonner la France et sa montagne. Quelle fierté ! » Il voit cette attribution comme une opportunité pour renforcer l’image de la France sur la scène internationale.

La réutilisation des infrastructures des Jeux d’Albertville 1992 et les projets d’aménagement dans les Alpes seront rationalisés, minimisant les coûts supplémentaires et maximisant les retombées économiques locales.
Vincent Rolland, député LR de Savoie, a exprimé sa grande satisfaction : « C’est une fierté de retrouver les JO pour la Savoie, 38 ans après les JO d’Albertville ». Il a souligné l’importance des infrastructures existantes dans la région, comme les pistes de ski alpin, qui ont été déterminantes dans la sélection de la candidature française par le CIO
Jean-Luc Boch, maire de La Plagne et président de l’Association nationale des élus de montagne, a ajouté auprès de nos confrères de France 3 Régions : « C’est juste génial que [la piste de bobsleigh] puisse de nouveau participer à un événement mondial. C’est notre patrimoine qui est mis en valeur. »
JO 2030 dans les Alpes françaises : défis et considérations
Les Jeux de Paris 2024 ont mis l’accent sur l’inclusion, la durabilité et l’accessibilité. Cette philosophie sera prolongée avec les Jeux d’hiver, en particulier dans le domaine des sports paralympiques, où des figures comme Marie-Amélie Le Fur voient une opportunité pour renforcer l’accessibilité et l’inclusion dans les sports d’hiver.
La France devra également démontrer sa capacité à organiser des Jeux respectueux de l’environnement, en réponse aux critiques sur l’impact écologique des grands événements sportifs. Renaud Muselier, Président de la Région Sud – Provence Alpes Côte d’Azur, a évoqué l’organisation de Jeux « sobres, raisonnés, exemplaires », un défi qui nécessitera des innovations en termes de gestion des ressources et de durabilité.
Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a déclaré : « En cinq mois de travail, nous sommes passés devant la Suisse et la Suède. Nous avons vraiment fait les choses de façon très sobre et très responsable. » Il souligne l’efficacité et la sobriété financière de la candidature française.
Enfin, Martin Fourcade, quintuple champion olympique de biathlon, a affirmé : « Nous avons le savoir-faire pour organiser ces Jeux d’hiver 2030, les parties prenantes sont pleinement engagées. Nous sommes dans un monde en mutation et nous avons l’envie d’écrire les Jeux de demain ». Il a insisté sur l’engagement et la compétence de la France à organiser des Jeux exemplaires.

























