Le Congrès mondial de l’Organisation Internationale des Transports à Câbles (OITAF), qui se tient tous les six ans, a désigné l’Espagnol Aureli Bisbe comme nouveau président de l’organisation. L’élection de l’actuel président de Baqueira Beret a été décidée lors du Congrès mondial des remontées mécaniques qui se tient du 17 au 21 juin 2024 à Vancouver (Canada).

L’Organisation internationale des transports à câbles (OITAF) a été fondée en 1959 et regroupe 32 pays. Elle réunit des opérateurs de remontées mécaniques, des fabricants, des autorités et d’autres institutions dans le domaine de la recherche et du développement du transport à câbles, dans le but de faire progresser conjointement les améliorations techniques, économiques et juridiques du secteur et de résoudre ses défis et ses difficultés. Il convient de noter que le transport à câbles est écologiquement durable car il est alimenté par l’électricité et ne génère pas d’émissions localement. Il peut donc être alimenté par des énergies renouvelables et est donc considéré comme un moyen de transport à zéro émission.

Aureli Bisbe, nouveau président de l’OITAF

Aureli Bisbe a été élu le 18 juin et est le premier Espagnol à occuper ce poste. Le nouveau président a déclaré qu’il acceptait sa nomination avec le désir de « travailler pour continuer à étendre l’utilisation du transport par câble car, au-delà de son implantation dans les stations de ski, c’est un moyen de transport de plus en plus utilisé dans les villes pour améliorer la mobilité ainsi que pour ne pas émettre d’émissions directes et contribuer à éviter la pollution dans les environnements urbains ».

Le skieur originaire de Barcelone a été pendant 30 ans, entre 1984 et 2014, directeur de la station de ski de Baqueira Beret et a travaillé auparavant à La Molina, Espot, Vallter et Cerler. Cet ingénieur industriel et skieur de compétition dans sa jeunesse a été président de l’Association touristique des stations de ski et de montagne (ATUDEM) et est actuellement président de l’Association catalane des stations de ski et des activités de montagne (ACEM).

Aureli Bisbe indique que l’une de ses premières tâches sera d’organiser la collecte de données auprès des pays, des entreprises et des institutions qui composent l’OITAF afin de recueillir le plus d’informations possible sur l’évolution du transport par câble. En particulier pour l’amélioration de la sécurité et de la durabilité.

Le président sortant de l’organisation, l’Autrichien Jörg Schröttner, a félicité Bisbe, soulignant qu’il est le premier Espagnol à accéder à ce poste. Les précédents présidents ont été trois Italiens, deux Suisses, deux Autrichiens et un Français.

L’avenir du transport à câbles grâce à l’OITAF

En près de 65 ans d’activité, l’OITAF a suivi de nombreuses évolutions dans le domaine des téléphériques et a participé à leur développement. Avec l’appui de ses six commissions d’études, il relève sans cesse de nouveaux défis et ses études constituent une référence incontournable dans ce secteur.

Tous les professionnels intéressés par le transport par câble ont eu l’occasion d’assister à des conférences sur les dernières technologies et projets à Vancouver cette semaine, et de partager leurs expériences avec d’autres experts lors du congrès. La précédente édition avait eu lieu à Bolzano, siège du secrétariat général de l’OITAF, en 2017.

L’OITAF travaille actuellement sur des systèmes autonomes grâce à une technologie intelligente en réseau qui, combinée au savoir-faire d’un personnel opérationnel qualifié, garantit une sécurité maximale de ce mode de transport.

L’intérêt pour le secteur des remontées mécaniques est croissant et multiforme. Ces modalités de transport deviennent de plus en plus importants dans les zones urbaines en raison de la croissance des zones résidentielles et de la congestion croissante du trafic. L’OITAF partage ses expériences avec les projets actuels de téléphériques urbains pour leur intégration dans les transports publics. C’est pourquoi le marché des téléphériques est en pleine croissance à l’échelle internationale. Dans les zones urbaines, des investissements importants ont été réalisés, notamment en Amérique du Sud et en Amérique centrale, par exemple en Bolivie et au Mexique. En Europe, les installations de Paris, Toulouse et Essen se distinguent.

Les projets de remontées mécaniques classiques dans les pays alpins et en Amérique du Nord contribuent à améliorer considérablement la qualité des transports et continuent ainsi à stimuler le tourisme. Outre le secteur du tourisme hivernal, les remontées mécaniques déploient de plus en plus leur potentiel dans le secteur du tourisme estival et de loisirs.

L’organisation a également pour mission de garantir la sécurité des remontées mécaniques et leur exploitation durable afin de protéger les intérêts écologiques, économiques et sociaux.


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