I Love Ski a rencontré Lionel Flasseur, Directeur Général d’Auvergne Rhône-Alpes Tourisme. Ce père de famille partage avec nous ses passions et son implication dans un tourisme de montagne bienveillant.

Lionel Flasseur, pouvez-vous nous dire qui vous êtes et nous présenter votre parcours professionnel ?

Lionel Flasseur : J’ai 53 ans et je suis Directeur Général d’Auvergne Rhône-Alpes Tourisme. Je suis également Président d’un fond de dotation pour un tourisme bienveillant, Essentiem. Je suis marié et j’ai la chance d’avoir deux garçons âgés de 19 et 15 ans.

Diplômé d’une école de commerce, j’ai travaillé dans des entreprises de différents secteurs d’activité. J’ai oeuvré dans la grande distribution, des start-ups ou encore dans des entreprises semi-publiques comme des aéroports. J’ai également été en charge de l’attractivité internationale de la métropole de Lyon. Aujourd’hui, je prends du plaisir à développer le tourisme de notre belle région Auvergne Rhône-Alpes.

Quelles sont vos passions ?

Lionel Flasseur : Mes passions concernent les sports de glisse et outdoor. J’ai pratiqué pendant plusieurs années la planche à voile ou encore le funboard.

Le parapente aussi fait partie de mes passions, je le pratique depuis maintenant 25 ans. J’aime aussi la randonnée, j’ai eu la chance de pouvoir gravir le Mont Blanc.

Lionel Flasseur, quelles sont vos motivations ? Pourquoi vous levez-vous le matin ?

Lionel Flasseur : Je me lève le matin afin de contribuer à un monde meilleur, entouré de mon équipe. En effet, nous avons développé une vision autour du tourisme bienveillant. Cela fait maintenant 4 ans que nous lançons différentes initiatives concrètes, comme le fonds de dotation Essentiem. C’est une grande fierté.

Lionel Flasseur et toute l’équipe de Auvergne Rhône-Alpes Tourisme

Nous avons pu envoyer des milliers d’enfants à la montagne ou encore des familles défavorisées qui pour certaines, partaient en vacances pour la première fois.

Tout cela nous permet d’œuvrer pour cette transition écologique que nous attendons tous, en tant qu’humain et en tant que citoyen. Notre organisation ainsi que mon métier, me permettent de me réaliser et d’être motivé tous les jours.

Quelle est votre plus grande satisfaction ou votre plus grande réussite ?

Lionel Flasseur : Ma plus grande satisfaction personnelle est ma famille. Au niveau professionnel, je n’ai pas une satisfaction spécifique. Au travers de mon parcours, j’ai fait différents choix de carrière. Des choix de cœur, de raison et d’émotion. Je n’ai pas choisi le chemin le plus évident, ni le plus conséquent financièrement parlant. Mais je sais maintenant que ces choix se révèlent être les bons. C’est donc une satisfaction globale, aligné avec moi-même.

Quel est votre plus grand regret, s’il y en un ?

Lionel Flasseur : J’ai deux grands regrets. Le premier est de ne pas avoir vécu à l’international. Cependant, je pourrai peut-être assouvir ce regret dans les prochaines années. Malgré le fait que je travaille à l’international depuis quelques années maintenant, j’aimerais y vivre pleinement. J’aspire à vivre dans un environnement complètement différent avec une culture différente.

Lionel Flasseur lors d’un déplacement professionnel à l’étranger

Mon deuxième regret date de 2009 lorsque je me suis lancé dans l’aventure entrepreneuriale. À l’époque, j’ai démissionné de mon poste pour monter ma propre entreprise. Mon regret est de ne pas être allé jusqu’au bout. Non pas dans la création de l’entreprise, mais dans la liberté d’entreprendre. J’avais à mes côtés de gros actionnaires et je n’avais donc pas la liberté de décision.

Mais la vie n’est pas finie, j’ai encore beaucoup de temps pour allier l’international et l’entreprenariat.

Même en étant salarié, je m’emploie personnellement et collectivement à développer une culture entrepreneuriale forte dans notre organisation. Nous avons lancé beaucoup de choses et nous avons encore beaucoup d’idées.

Si vous aviez une liste de 3 voeux pour la montagne, quels seraient-ils ?

Lionel Flasseur : Mon premier vœu est que l’environnement de la montagne soit exemplaire et inspirant pour les autres environnements. Sa capacité à prendre des responsabilités permet d’assurer cette transition écologique au sens large du terme. Je veux que ce territoire soit un pionnier dans ce domaine-là.

Mon deuxième vœu est que cette fameuse solidarité dont on fait souvent référence soit renforcée. Les acteurs devraient s’unir davantage sur un certain nombre de sujets afin que tout le monde avance dans la même direction.

Mon troisième vœu est que la montagne redevienne un lieu de ressourcement physique, mental et psychologique.

Face à ces enjeux, comment vous projetez-vous ?

Lionel Flasseur : Les activités pratiquées en pleine nature mêlent effort et environnement. Les nombreuses rencontres que j’ai pu faire notamment avec des indiens d’Amazonie nous permettent de retirer un certain apprentissage de ces personnes.

Puis, collectivement, nous essayons d’œuvrer dans ce sens-là, afin de dépasser le discours. Nous avons lancé beaucoup d’études sur le tourisme et la santé. L’impact du milieu de la montagne sur la santé humaine est très riche. Notre souhait est donc d’apporter des preuves scientifiques à notre discours, avec un objectif : proposer des actions concrètes.