Altiservice – Le secteur de la montagne française est aujourd’hui en pleine ébullition, avec de nouveaux modes de gestion qui voient le jour. Avec un objectif clair et précis : celui de soutenir l’activité des stations de sports d’hiver, et de maintenir une activité économique dans les vallées de montagne.

La chaîne des Pyrénées réunit à elle-seule l’éventail complet des différents modes de gestion de stations de sports d’hiver. Dans les Pyrénées Atlantiques, les stations d’altitude de Gourette et La Pierre Saint Martin sont gérées par l’EPSA (Etablissement Public des Stations d’Altitude), émanation du Conseil Départemental. Un peu plus à l’est, la gestion des stations de Superbagnères, Le Mourtis et Bourg d’Oueil a été confiée dernièrement au Conseil Départemental de la Haute-Garonne.

On retrouve également des gestions mixtes, comme la station de Piau Engaly ou de Peyragudes, avec des capitaux privés et publics.

Enfin, depuis 1990 pour la première et 2005 pour la seconde, le groupe Altiservice gère les stations de ski de Saint Lary et Font Romeu-Pyrénées 2000 sous forme de Délégation de Service Public (DSP). Cette gestion des stations par un partenaire privée a été identifiée comme une privatisation des stations : or cela n’est pas le cas, car la collectivité en garde la totale maîtrise.

Yves Rougier, Directeur Général du groupe Altiservice, nous explique en effet que « le délégataire, comme Altiservice, investit pour le compte de la collectivité et l’exploitation se fait aux risques et périls du délégataire et à l’issue du contrat la collectivité récupère son domaine amélioré des investissements réalisés. Il s’agit d’un cercle vertueux car la démarche est menée avec toutes les acteurs du territoire, que ce soit les communes, l’Office de Tourisme, les socio-professionnels.

Nous avons tous pour objectif de développer le territoire et le chiffre d’affaires généré par les stations de ski.

Nous optimisons les dépenses des stations et nous mutualisons les moyens sur l’ensemble des stations de ski. Ces économies d’échelle nous permettent de générer de nouveaux investissements, et in fine de pérenniser le tissu économique local sur le long terme ».

Altiservice – Des capacités d‘investissements importantes pour les stations

Pour illustrer ses propos, Yves Rougier nous précise que depuis l’arrivée d’Altiservice à Saint-Lary en 2001, ce sont plus de 80 millions d’euros qui ont été financés par Altiservice. Ce montant a été injecté sur la station en investissement, renouvellement, et redevances. Sur Font-Romeu / Pyrénées 2000, ce même chiffre s’élève à près de 50 millions d’euros depuis 2005.

« Nous sommes confiants sur l’avenir du ski, et nous sommes aussi réalistes sur le changement climatique.

L’industrie du ski nécessite des innovations et de l’investissement, notamment au niveau des enneigeurs.

Le chiffre d’affaires de nos stations se concentre sur les vacances de Noël et de février. Il est primordial que toute leur activité puisse être opérationnelle dès les vacances de Noël, et que le produit soit disponible. D’où l’importance de plus en plus primordiale des enneigeurs.

En Italie ou en Autriche, les taux de couverture en neige de culture avoisinent les 70% : nous devons aller dans ce sens-là ».

 

Un acteur socialement et territorialement engagé

Lorsque nous interrogeons Yves Rougier sur les futurs modes de gestion des stations de ski, ce dernier considère que « les DSP sur les Remontées Mécaniques peuvent aujourd’hui être une alternative vertueuse à un moment où les collectivités et donc les contribuables ne peuvent plus financer indéfiniment du déficit structurel. En tant que groupe Altiservice, nous savons que les stations des Pyrénées peuvent être à l’équilibre, créer de l’emploi sans coûter à la collectivité, puisque c’est le cas tant à Saint Lary qu’à Font Romeu Pyrénées 2000 et donc nous considérons qu’en tant qu’acteur engagé sur nos territoires, notre rôle est, pour les stations qui le permettent, investir et gérer pour le compte de la collectivité et conformément au contrat qui nous lie.

Nous sommes aussi un acteur socialement et territorialement engagé. Nous accompagnons par exemple depuis cet automne la station du Cambre d’Aze, aussi bien sur la direction de la station que sur la commercialisation. Altiservice leur fait bénéficier de l’expérience que nous avons sur d’autres stations. Sur les achats, par exemple, nous avons des contrats d’achats très favorables. Nous en faisons bénéficier les stations partenaires, qui permettent de réduire les dépenses d’exploitation et d’investissement. Nous leur apportons de l’expertise sur le management, la commercialisation, la technique, les Ressources Humaines et la sécurité.

Ce dernier point est d’ailleurs la priorité numéro 1 pour le groupe, Altiservice, et les résultats sont là. Nous sommes l’opérateur avec le moins d’accident du travail dans les Pyrénées et dans les Alpes. La sécurité de nos salariés et de nos clients est clairement notre 1ère priorité ».

Saint-lary
Saint-Lary Altiservice

Le partage d’expertise et la mutualisation des moyens : Altiservice propose une solution d’avenir pour les stations.

Alors que certaines stations de ski affichent une image, souvent fausse, de structures déficitaires dans les Pyrénées, le groupe Altiservice est confiant quant en lui, en l’avenir du ski. « Nous accompagnons la structuration des stations, et nous travaillons quotidiennement pour faire disparaître cette image. Avec Saint-Lary et Font Romeu / Pyrénées 2000, nous avons réussi à améliorer le produit « tous ensemble ». Dans la mesure où c’est Altiservice qui investit sur le domaine skiable, cela permet à la commune de développer d’autres infrastructures sur le territoire ou de porter la communication du territoire avec l’Office du Tourisme avec qui nous travaillons en partenariat permanent. Ce sont les stations qui participent au développement des collectivités et des vallées de montagne. Il ne faut pas oublier que 1 euro dépensé dans les remontées mécaniques génère 7 euros dépensés sur le territoire et les prestataires.

Lorsque l’on dresse le bilan économique global, ce dernier est totalement favorable pour toutes les stations des Pyrénées, y compris celles considérées comme « petites ». Altiservice est aux cotés des grandes et des petites stations (sous forme de DSP, prestations de services ou régies intéressées) ».

 

Une stratégie du groupe pour développer les stations

Avec l’arrivée de MIROVA à hauteur de 80% dans le capital de Altiservice, (et Engie à hauteur de 20% des parts), la stratégie du groupe est de continuer à développer les stations gérées actuellement par le groupe, mais aussi d’étudier d’autres gestions de stations sous forme de DSP ou d’autres modes de gestion en accompagnement du territoire. « Il y a un certain nombre de stations avec lesquelles nous sommes en cours de discussion dans les Pyrénées et dans les Alpes.

Nous sommes une société intégrée qui commercialise, exploite, mutualise et apporte de l’expertise. Cela nous permet de nous diversifier et de compenser la saisonnalité du ski. Nous avons par exemple été retenus pour la maintenance du téléphérique de Toulouse, une structure qui fonctionnera durant toute l’année.

En capitalisant sur notre expertise, nous nous projetons sur des projets de mobilité douce et urbaine, comme Créteil ou Ajaccio.

Nous accompagnons bien entendu les initiatives menées par les départements et les régions. Nous sommes toujours disposés à consolider la gestion de ces stations sur le territoire ».

 

Les stations de Font Romeu – Pyrénées 2000 et Saint Lary ouvriront le  30 novembre prochain.

La station du Cambre d’Aze ouvrira le 06 décembre prochain.