Si l’on devait retenir une définition, ce serait celle-ci : une entreprise socialement responsable a tendance à aller au-delà de ses obligations légales, et essaie généralement d’adopter des politiques qui favorisent le développement durable, de l’attention au triple compte des résultats, qui en arrière-plan est la conscience des 3 P:
  • la dimension Profit ou économique
  • la dimension Personnes, ou sociale
  • la dimension Planète, ou environnementale
(selon une recherche scientifique publiée par Luz and all.)
Pour développer ces trois points, I Love Ski a choisi d’interroger plusieurs institutions et entités du monde du ski afin de comprendre comment ces dernières participaient au développement durable et responsable de leur territoire.

La dimension « Profit » avec la Fondation Grandvalira

Le plus grand domaine skiable d’Andorre promeut le développement durable depuis 2005 grâce à sa Fondation : la Fondation Grandvalira Social, une organisation à but non lucratif qui a pour objectif de développer sur le long terme son territoire et favoriser les initiatives permettant d’améliorer la société en général.
Ce fonds social est financé grâce à l’activité commerciale du domaine skiable de Grandvalira, qui consacre chaque année un budget à l’exploitation de cette entité.
Régulièrement, la fondation sociale Grandvalira sélectionne plusieurs actions de solidarité, qui sont soumises à la décision d’un conseil d’administration chargé d’évaluer et de valider les différentes propositions pour la saison.
 

La dimension humaine dans la Fédération Espagnole des Sports d’Hiver (RFEDI)

Pour illustrer ce propos, nous avons interrogé May Peus, actuel Président de la Fédération Espagnole des Sports d’Hiver qui nous explique : « nous sommes conscients de la responsabilité sociétale que nous avons et nous y travaillons chaque jour ».
A l’heure actuelle, de nombreux sponsors accompagnent le RFEDI dans le développement de sa mission. Ces sponsors s’intéressent principalement, et logiquement, à la compétition de haut niveau et aux retombées médiatiques qu’elle engendre. Mais May Peus nous précise : « Aujourd’hui, nous avons également des sponsors intéressés par le développement du sport pour tous, en tant qu’action sociale et sociétale menée par leur entreprise, comme nos actuels sponsors principaux que sont Audi ou Movistar. »
« Chacun sponsorise respectivement des événements destinés aux enfants (Coupe Audi Cuatro pour les enfants de 8 à 12 ans, ou Movistar à partir de 8 ans). Ces événements en disent long sur ces sponsors qui agissent pour promouvoir les sports d’hiver au plus près de la population et ce de manière très festive avec des animations dans les centres sportifs, des goûters organisés après les compétitions … « 
rfedi-directiva
La situation et l’intégration des femmes dans le sport est également un sujet pris très au sérieux par la RFEDI, bien qu’il y ait déjà un certain équilibre entre les hommes et les femmes dans le monde de la compétition :
«Personnellement, j’ai vécu l’égalité entre les hommes et les femmes lorsque j’étais coureur, ou même coach … et je n’ai jamais perçu une véritable différence entre les hommes et les femmes ; il y a par exemple le même nombre de Coupes du Monde pour les hommes que pour les femmes. Au sein de la RFEDI, nous n’avons jamais fait de différenciation. Nous avons la chance d’avoir un sport très présent à la télévision où les compétitions féminines occupent une place similaire aux compétitions masculines. Quand nous sommes arrivés à la présidence du RFEDI, nous avons créé la « Femme et la Neige », un projet initié par le Conseil Supérieur des Sports, et dirigé par Cristina Penchen: nous nous réjouissons chaque jour du succès de ce projet ».
« Il est vrai que le monde du sport n’est pas totalement équilibré entre Hommes et Femmes, en particulier dans les institutions: l’autre jour, nous avons eu une réunion des présidents des fédérations sportives nationales et des fédérations olympiques et je pense qu’il ne devait y avoir que 2 femmes. Au sein de la RFEDI, nous avons déjà 3 femmes qui font partie de l’équipe, et je ne leur donne pas plus d’importance, il s’agit d’un juste équilibre et ce n’est pas un effort pour nous de se conformer aux règles », explique May Peus.
Photo : Remise des Prix de la RFEDI – la Femme et la Neige. Novembre 2017

La dimension « Planète » : une préoccupation constante des stations de ski

Recyclage des déchets, mesures de protection de la faune, Journée « Montagne Propre », réduction des consommations d’eau et d’électricité, certification ISO 14001, respect de l’environnement, Indicateur BIOM … sont quelques uns des thèmes développés par les stations de ski qui prennent soin de leur environnement et de leur territoire.
Deux stations de ski se démarquent particulièrement pour leurs engagement pour la planète: la station de ski de Peyragudes vient par exemple de recevoir le niveau Excellence dans l’indicateur de mesure BIOM basé sur 70 critères, et mettant en avant les mesures prises par la station pour participer au développement de son territoire.
Photo : Peyragudes
Un autre exemple, la station des Alpes du Nord de Châtel, l’une des cinq stations de ski françaises à avoir obtenu le label Flocon Vert grâce à plusieurs actions dont notamment celle d’avoir éliminé la circulation des voitures entre deux zones de son domaine skiable.
La nouvelle connexion entre les deux domaines skiables (Super Châtel et Linga / Prés) Joux est très bénéfique pour les skieurs qui peuvent désormais passer d’un secteur à l’autre en ski, et qui évite surtout d’avoir à prendre la voiture pour aller d’un côté à l’autre. D’un point de vue environnemental, l’impact de cette connexion est vraiment significatif grâce à une réduction considérable des flux de voitures et de l’émission de CO2.