En 2015-2016, malgré une baisse de 3%, la France cumulait 52 millions de journées ski, contre 53,9 millions aux Etats-Unis et 49,9 millions en Autriche.
La saison dernière, l’Autriche et les Etats-Unis voient leur position se conforter avec une fréquentation qui augmente notamment de +1,5% aux Etats-Unis avec 54,7 millions de journées-skieur vendues. De son côté, l’Autriche vole la vedette à la France avec une progression de +4% et un total de 52,1 millions de journées ski vendues.
La situation de l’Autriche est remarquable car elle souffrait d’une baisse de fréquentation en 2016-2017 et a su redresser la barre, jusqu’à dépasser la France qui souffre cette saison d’une baisse de -1,5% du nombre de journées ski vendues (pour un total de 51,1 millions).

La france reléguée: mais comment expliquer ce phénomène ?

Laurent Reynaud, délégué général de DSF (Domaines Skiables de France) rappelle que « le faible enneigement de début de saison, et même très faible à moyenne altitude jusqu’à janvier, explique ces résultats ».
Quant à la progression de l’Autriche, ce dernier précise : « C’est la preuve que sur une année de faible enneigement, elle [l’Autriche] peut mieux encaisser le choc. Son taux de couverture en neige de culture est deux fois plus important que le nôtre ». Et d’évoquer d’autres raisons de fond comme « l’accueil de la clientèle avec un prix global du séjour moins cher ».
Les adhérents de Domaines Skiable de France se sont réunis les 5 et 6 octobre derniers à Beaune (Côte-d’Or) pour travailler sur un ensemble de propositions permettant une évolution et une adaptation du modèle économique de cette activité particulière.
La neige de culture devient une priorité pour la montagne française, et l’Autriche et l’Italie l’ont déjà compris. Il est important de pouvoir récupérer des moyens pour financer ces investissements en neige de culture, sans oublier de mener parallèlement un « combat pédagogique » avec le grand public pour que les investissements en Neige de Culture soient mieux compris et acceptés.