À l’avenir, la société SAETDE, composée des stations de sports d’hiver du Pas de la Case et de Grau Roig, et ENSISA composée de Soldeu et El Tarter travailleront de manière séparée. La société SAETDE est à l’origine de ce divorce. La valeur indiscutable de la marque commerciale Grandvalira n’était en aucun cas remise en question, mais les désaccords des deux entités ont finalement mis fin au plus grand domaine skiable d’Europe du Sud.

Une marque et un forfait de ski unique, valable encore deux ans pour les fans d’Andorre qui pourront encore continuer à skier dans ce vaste domaine skiable ; la question qui se pose aujourd’hui concerne l’avenir du forfait commun : le forfait de ski commun sera t’il maintenu ? Que deviendront les remontées mécaniques qui relient les différentes stations?  Il semble que leur avenir ne soit pas encore décidé…

L’annonce faite de ce divorce a bousculé le monde du ski, les médias, et la stabilité des sociétés SAETDE et ENSISA. L’image et la marque Grandavlira vont sans aucun doute perdre de leur puissance et de leur notoriété sur le marché international et détériorer la bonne image qu’ils avaient pu cultiver, notamment avec la FIS, et le projet de célébrer une épreuve de Coupe du Monde en 2019.

 

Modèles de gestion très différents entre Joan Viladomat et Conrad Blanch

Selon el Periodic d’Andorra, la décision est irrévocable et l’implosion du plus grand domaine skiable du sud de l’Europe provient de Joan Viladomat, actionnaire majoritaire de la société SAETDE. Il n’y a pas véritablement de secret : le manque de compréhension historique des deux entités, avec des modèles de gestion très différents entre Joan Viladomat et Conrad Blanch en ont fini avec leurs projets communs.

Compte tenu de l’avenir incertain, plusieurs sources indiquent qu’un forfait de ski global et unique sera vendu plus cher dans le futur et que d’autre part, chaque entité commercialisera son propre forfait de ski accusant probablement une hausse significative du prix. Plsuieurs mauvaises nouvelles pour les passionnés d’Andorre qui sont venus skier chaque hiver à Grandvalira et plutôt de bonnes nouvelles pour la concurrence.

A priori, les pertes seront importantes des deux côtés, pour cause de visions différentes et de problèmes d’egos impossibles à résoudre. Les pertes économiques, la perte de valeur intangible de la marque Grandavlira, la perte de confiance des consommateurs et la position privilégiée qu’elle détenait sur le marché de la neige positionnant Grandavlira parmi le Top 15 des stations de sports d’hiver mondiales fait jazzer…

Une bonne nouvelle pour les stations de ski les plus proches

Ces mauvaises nouvelles affecteront également les principaux opérateurs de la destination touristique d’Andorre, susceptibles de chercher dans un avenir proche de nouvelles stratégies dans les destinations de neige plus stables et où ils pourront bénéficier d’interlocuteurs privilégiés. Une bonne nouvelle pour les stations de ski les plus proches telles que Ax Les Thermes, Porté Puymorens, Pyrénées 2000 Font Romeu entre autres, qui accueilleront probablement une partie du flux des clients des pistes andorranes. Sans oublier que Grandvalira était devenue la marque la plus internationale du pays d’Andorre et cette dissolution risque d’affecter de manière significative le tourisme d’hiver, dans un pays où le PIB dépend fortement de sports d’hiver et du tourisme, et dont la réputation va plutôt decrescendo.

Image principale: Nat montane