C’est à l’occasion du congrès national des stations de ski du Québec, organisé par l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), qui se déroule du 30 mai au 1er juin à Rivière-du-Loup, que les premiers chiffres de la saison d’hiver ont été présentés.

Fondée en 1979, l’ASSQ est un organisme sans but lucratif regroupant 74 entreprises, dans le domaine du ski et qui concerne aujourd’hui 1,4 million de Québécois.

 

L’Association des stations de ski du Québec (ASSQ)

L’ASSQ s’est donné pour mission de représenter et de défendre les intérêts des stations de ski du Québec et est chargée de développer la pratique du ski alpin ainsi que d’améliorer la qualité du produit et la performance des stations de sports d’hiver.Et pour ce premier bilan présenté à Rivière-du-Loup, les stations québécoises avaient le sourire.

« On a été choyé côté neige. On se considère chanceux », explique Elisabeth Blais, porte-parole des Stations touristiques Stoneham et Mont-Sainte-Anne, qui ont tous deux reçu près de cinq mètres de neige au cours de l’hiver.

« On a été choyé côté neige. On se considère chanceux »

Du côté de la station de ski Le Relais à Lac-Beauport, le constat est identique : « On a un bon 30 centimètres de plus cette année », explique Mélanie Morneau, directrice des communications et service à la clientèle.

L’industrie du ski au Québec se doit de se moderniser

Malgré ces bons résultats, l’industrie du ski au Québec se doit de se moderniser, notamment les infrastructures de remontées mécaniques qui affichent en moyenne 30 ans d’âge. Ce retard technologique doit être comblé au plus tôt pour faire face à la concurrence des stations américaines et ontariennes, précise Michel Archambault, professeur émérite au département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM (Université du Québec à Montréal) : « J’ai estimé qu’il faudrait environ 300 millions de dollars, tant dans les remontées mécaniques que dans l’enneigement de neige fabriquée pour pouvoir suivre la parade par rapport à la compétition ».

« J’ai estimé qu’il faudrait environ 300 millions de dollars, tant dans les remontées mécaniques que dans l’enneigement de neige fabriquée pour pouvoir suivre la parade par rapport à la compétition »

Ce constat alarmant et ces recommandations semblent avoir été écoutés, comme le démontre l’annonce faite ce dimanche par Julie Boulet, Ministre du Tourisme du Québec, de consacrer 70 millions de dollars d’ici trois ans à l’amélioration de l’offre touristique dans la province, répartis entre le tourisme hivernal, nordique et maritime. Face à cette aide publique, le gouvernement estime que les entreprises privées devraient de leur côté investir près de 300 millions de dollars.

 

Fréquentation en hausse pour les stations de ski québécoises

« Il faut être les meilleurs en termes de produits touristiques. [Tous les projets] qui permettront de bonifier, de diversifier, d’innover l’offre touristique du Québec seront reçus positivement au ministère », précise la Ministre Julie Boulet.

Les stations de ski, au travers de l’ASSQ, se félicitent de cette bonne nouvelle car elles devraient pouvoir profiter de ces subventions. Les premiers projets devraient concerner les équipements en neige de culture afin de garantir un meilleur enneigement en début de saison.
Yves Juneau, PDG de l’Association des stations de ski du Québec précise : « [Démarrer la saison] plus tôt fait en sorte que ça garantit le produit. Ça fait boule de neige sur tout le monde : l’hébergement, les boutiques de sport. Ce sont des revenus de taxes supplémentaires. Je pense que ça justifie très bien l’investissement qui est annoncé aujourd’hui ».

La région de Québec démontre une volonté forte de développer l’industrie du tourisme qui génère à elle seule plus de 360 000 emplois et près de 14 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an.

 

Photo principale: Mont Sainte-Anne