On se souviendra de la saison d’hiver dernière qui a été particulièrement courte dans les stations de ski de moyenne montagne, essentiellement de la mi-janvier à la mi-mars. Les stations de sports d’hiver françaises qui ont tiré leur épingle du jeu sont les stations de très haute altitude qui peuvent encore garantir un certain enneigement tout au long de la saison hivernale.

La saison 2016-2017 s’était classée dans le TOP 10 des saisons les moins enneigées depuis l’après-guerre sur les Alpes du Nord (sauf près de la frontière italienne). Une saison difficile du fait de la sécheresse accrue, classant cette saison parmi les 5 plus sèches observées depuis l’après-guerre.

Et les disparités ont été nombreuses d’un massif à l’autre : la chaîne des Pyrénées a tiré son épingle du jeu, comme les stations de ski corses qui ont été largement gâtées par les précipitations neigeuses tout au long de l’hiver.
Du côté des températures, la saison 2016-2017 se situe à +0,2°C par rapport à la moyenne 1981 / 2010 : le facteur le plus marquant de l’hiver ayant été la sécheresse excessive.

 

A quelques semaines du début de la saison d’hiver, à quoi s’attendre ?

Selon Guillaume Séchet – Météo.Paris.com,

« globalement, la douceur semble de mise mais janvier semble plus froid. Les précipitations devraient être proches de la normale, ce qui ne serait pas forcément suffisant pour résorber les déficits cumulés depuis un an ».

De son côté, Régis Crepet – La chaîne Météo, est moins optimiste et dessine deux grandes périodes pour cet hiver 2017-2018 :

  • Une première période en novembre / décembre avec une tendance anticyclonique, et un manque d’eau en plaine et quelques faibles chutes de neige en montagne permettant d’offrir du ski pour les vacances de Noël.
  • Une deuxième période plus favorable, en Janvier et février avec un mois de janvier assez froif, et sec. Le mois de février serait quant à lui plus humide, avec le passage de perturbations plus nombreuses et des chutes de neige.

 

Neigera t’il cet hiver ? Une situation encore assez tendue pour cet hiver

Globalement, une situation encore assez tendue pour cet hiver, une sécheresse toujours d’actualité, mais un espoir sur la deuxième moitié de l’hiver.

Une tendance confirmée par les scientifiques de laterredufutur qui prévoient sensiblement la même tendance, avec un hiver entrecoupé de périodes plus ou moins froides : « Avec un début décembre plus doux, qui finirait sur la fin avec des chutes de neige sur les massifs. Le froid glisserait sur l’Est et le Nord de la France. Après un radoucissement début janvier, le froid débarquerait à nouveau vers la mi janvier.

La sécheresse pourrait s’amplifier sur le nord et le nord-ouest de la France.

L’humidité et les précipitations seraient nettement plus importantes sur toute la partie sud de la France. La NAO (oscillation nord atlantique) et AO (oscillation arctique) devraient largement plonger en cette période des plus favorables pour le général hiver. Ainsi le mois de février devrait connaitre un mois largement en dessous des normes saisonnières avec de fortes précipitations neigeuses sur une bonne partie de la France. Cet hiver devrait entrer dans les hivers à vagues de froid ».

 

Cet espoir se retrouve aussi de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada

Les prévisions météorologiques pour cet hiver ont été annoncées, et elles prévoient beaucoup de neige durant l’hiver et des conditions parfois arctiques.

Selon les prévisions transmises dans un communiqué de presse du très sérieux AccuWeather, l’ensemble des régions du Canada doit s’attendre à d’importantes chutes de neige durant l’hiver. Brett Anderson, météorologue d’AccuWeather précise : « l’hiver prochain devrait être plus froid et ce, des Prairies au Québec».

«Il pourrait y avoir plusieurs tempêtes de neige importantes de Windsor à Toronto jusqu’à Ottawa et Montréal cet hiver, surtout en janvier et en février.»

Des phénomènes arctiques avec des températures très basses sont même attendus sur l’ensemble du territoire, plongeant le Canada dans de véritables vagues de froid : «ces intrusions arctiques seront de courte durée et seront suivies par des réchauffements rapides dans l’ouest des Prairies, incluant Calgary et Edmonton», indique néanmoins le communiqué.

Difficile aujourd’hui de prévoir l’avenir et l’arrivée exacte de la neige. Tout laisse penser que les stations de sports d’hiver européennes auront à composer avec les caprices de la météo et s’adapter au changement climatique.
L’exemple est donné aujourd’hui par l’Autriche qui équipe encore et toujours plus ses stations de sports d’hiver d’enneigeurs de dernière génération, capables de produire dans des conditions météorologiques toujours plus délicates.