Malgré un début de saison plutôt sec en terme de précipitations, tout porte à croire que des records vont être battus en ce qui concerne les hauteurs de neige.

De l’autre côté de l’Atlantique, les habitants de Québec n’en finissent plus de sortir la pelle, leur meilleure amie du moment. Les rues blanchissent à vue d’oeil et la neige s’accumule à ne plus savoir qu’en faire. Les autorités, chargées du déneigement, se voient obligées d’enlever et stocker la neige dans des zones inhabitées car la neige atteint déjà le deuxième étage des habitations.

Qui a dit que cet hiver était un hiver sans précipitations ?

Cela est par exemple le cas dans des rues de la ville de Charlesbourg, faisant partie de l’un des six arrondissements de la ville de Québec. D’ordinaire, la neige est soufflée par le vent et s’accumule peu. Mais cet hiver, tout est différent : la neige doit être ramassée pour être ensuite transportée aux extérieurs de la ville.

La porte-parole de la ville, Wendy Whittom, a précisé à nos confrères du Journal de Québec « qu’à l’heure actuelle, la municipalité transporte la neige d’environ 50 % des rues, comparativement à 25 % au début de la saison ».

Selon le météorologue Simon Legault, de Environnement Canada, «oui, on peut dire qu’il y a plus de neige que la normale, et beaucoup plus que l’an passé».
Plus précisément, Québec a reçu, en date de lundi, 235 % plus de neige que l’an dernier, 35 % plus que la moyenne des 10 dernières années et 21 % plus que la normale (de 1981 à 2010).

«oui, on peut dire qu’il y a plus de neige que la normale, et beaucoup plus que l’an passé»

Québec comptabilise déjà 254 cm, alors qu’elle en reçoit environ 303 cm sur tout un hiver. L’hiver 2007-2008 avait été le plus neigeux de cette dernière décennie. Cette année-là, il était tombé 344 cm à pareille date, pour un total de 558 cm dans tout l’hiver.
De nouvelles précipitations neigeuses sont attendues cette semaine, et Québec se rapproche des records de 2008.

Photo : Stevens Leblanc

Sans aucun doute, la neige est bien là et les hivers semblent vouloir se maintenir malgré les effets du réchauffement climatique et l’arrivée de la neige plus tardive en début de saison.