Avant toute chose, il est important de rappeler le caractère élitiste et exclusif du ski : en effet, seulement 8 % des Français partent au ski au moins une saison sur deux. 

Parmi ceux qui partent au ski, on retrouve 40% de cadres et seulement 9% d’ouvriers. D’après l’Observatoire des Inégalités, « une semaine aux sports d’hiver pour une famille équivaut au minimum à trois mois de Smic » (sachant que le Smic net mensuel correspond à 1 133 euros, cela signifie qu’une semaine de vacances au ski coûte environ 3 400 euros). 
De quoi bien anticiper ses dépenses pour ne pas être surpris à la fin de son séjour !
Une étude menée en 2014-2015 par Domaines Skiables de France dévoile le podium des dépenses : l’hébergement occupe 29% des dépenses au ski, le forfait de remontées mécaniques occupe 14% des dépenses, et la nourriture 15% des dépenses des visiteurs des stations (dépenses hors package). 
L’hébergement reste en effet le poste de dépenses le plus important et il varie fortement selon le type d’hébergement (appartement, hôtel, résidence de tourisme) et selon les périodes de la saison. On peut en effet trouver des hébergements dont le prix varie du simple au double entre la haute et la basse saison d’hiver. 
De nombreux opérateurs proposent des offres spéciales avant saison (Early Booking) qui récompensent, via un pourcentage de remise, les clients qui réservent tôt leur séjour. 
Pour les retardataires, il vous reste les sites de dernière minute qui vous permettent, en plus de bénéficier de tarifs préférentiels, de pouvoir tenir compte des prévisions météorologiques et des conditions d’enneigement de la station. Il est souvent risqué d’attendre le dernier moment car certains séjours n’ont plus de disponibilités pour les dates souhaitées. 
Pour le forfait de ski (14% des dépenses), les stations proposent également des tarifs préférentiels avant saison et des systèmes d’abonnement qui vous permettent de skier plus pour moins cher. 
La nourriture, qui représente 15% des dépenses, est un poste de dépenses là aussi important, et c’est sans compter avec les Déjeuners et les Dîners qui correspondent respectivement à 6% et 5% des dépenses. Les frais de bouche représentent donc un total de 26% des dépenses, de quoi bien remplir votre estomac avant d’attaquer les plaisirs de la glisse ! 
Il est vrai que partir au ski, c’est avant tout partir en vacances et profiter de moments de détente et de farniente, ne pas avoir de cuisine à faire à l’appartement, partager un moment typique ou romantique devant une raclette ou une fondue ! 
Ces dépenses augmentent avec les consommations prises dans les bars, qui représentent 4% des dépenses totales du séjour au ski. Le ski, oui mais en famille ou avec les amis et avec une bonne petite bière en prime ! 
A l’inverse, la location de ski occupe seulement 5% des dépenses et les cours de ski 2% des dépenses au ski. De plus en plus de skieurs possèdent aujourd’hui leur propre matériel grâce notamment aux nouvelles lignes développées par les grandes enseignes comme le démontre la marque Wed’ze de Décathlon. 
Cette démocratisation du matériel dit « dur », a permis à de nombreuses familles de posséder leur propre matériel et d’éviter ainsi la corvée de la location de matériel pendant leur séjour au ski. 
Malgré le coût important des cours de ski (cours privés et collectifs), ils ne représentent que 2% des dépenses, et ne concernent qu’une faible proportion de skieurs. Le prix d’une heure de cours particulier oscille en effet entre 40 et 58€ selon le nombre de personnes présentes pendant le cours (de 1 à 4 personnes). 
Les vêtements et le matériel représentent un total de 2% des dépenses des visiteurs des stations, ce qui pourrait laisser entrevoir des difficultés pour certains petits commerçants dans les stations. 
Les dépenses générées dans les stations de sports d’hiver par les visiteurs sont un véritable moteur pour l’économie locale : pour 1€ dépensé en forfait, 6€ supplémentaires sont dépensés par le client en station, soit au total 7€ dépensés. 
De quoi redonner le sourire au secteur de la montagne et à tous ses acteurs qui tentent de générer une activité économique soumise à de nombreux aléas, et une très forte saisonnalité.