Le 2 juillet dernier, s’est tenue l’Assemblée Générale du Cluster Montagne. A cette occasion, 28 membres du Conseil d’Administration ont été nommés pour les 3 prochaines années. Ils ont également renouvelé la présidence de Patrick Grand’Eury jusqu’en 2024.

Une continuité dans les projets du Cluster Montagne

Si le premier mandat de Patrick Grand’Eury a quelque peu été perturbé par la crise sanitaire mondiale, ses 3 premières années de présidence ont permis de mener à bien un certain nombre de projets. En effet, entre 2018 et 2021, pas moins de 193 actions ont été réalisées à l’échelle nationale, mais aussi internationale !

Le Cluster Montagne a mis a profit la situation de crise pour développer la branche digitale, en favorisant considérablement le rapprochement avec les territoires et les acteurs. “L’objectif était de continuer le travail qui avait été mené lors des deux précédentes mandatures entre 2012 et 2018”, informe le Président Patrick Grand’Eury. Entre réseau et innovation, le Cluster Montagne parvient à se faire une place au sommet et à avoir un impact sur les décisions qui concernent les entreprises, la montagne, les stations, les territoires… notamment dans le cadre du plan de soutien et de relance mis en place par le Gouvernement.

Photo : AG2021-bureau Crédit LéoGuilbert–MontagneLeaders

L’innovation reste également au coeur du Cluster Montagne. En effet, ce ne sont pas moins de 7 projets innovants qui sont labellisés Cluster Montagne Lab. 7, c’est également le nombre d’entreprises incubées dans le cadre de l’Alpe Tourisme Lab.

Le Cluster Montagne mise depuis de nombreuses années sur le capital humain et les relations humaines. Ce dernier a participé à la diffusion de plus de 1800 offres d’emploi en rapport avec la montagne. 4 prises de parole ont été réalisées au sein d’établissements scolaires et de recherche de formation. 5 cours ont été dispensés et 1 atelier RH a été mis en place afin d’obtenir un retour d’expérience des collaborateurs sur la situation de crise et de confinement que la crise a engendré.

Le développement durable au cœur du prochain mandat de Patrick Grand’Eury

Le développement durable s’inscrit dans les valeurs et la façon de procéder du Cluster Montagne. Ces valeurs se trouvent au nombre de 5 :

  • une montagne vivante,
  • une montagne innovante,
  • une montagne bienveillante,
  • une montagne accueillante
  • et une montagne bas carbone.

Ces 5 piliers fondamentaux auront servi au Cluster Montagne pour publier un manifeste. Ce manifeste aura permis au cluster de définir des engagements écologiques comme moteur des projets. Il permettra également d’assurer un suivi des projets et des mises en place, et d’adapter les stratégies aux potentiels changements.

Le point central de cette transition écologique en montagne est l’utilisation des énergies renouvelables. Bon nombre de stations ont déjà passé le cap, mais le combat est loin d’être terminé. La principale problématique aujourd’hui reste la question de la mobilité intelligente. Elle est cruciale, qu’il s’agisse de mobilité intra-station, mais également des «100 derniers kilomètres». Les déplacements sont en effet à l’origine de la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre.

D’ailleurs, Patrick Grand’Eury précise : “Nous ne sommes pas une association écologique mais bien une association de développement économique. Comme le dit Bertrand Picard, nous sommes convaincus que nous pouvons faire de l’économie environnementale, et de l’écologie économique ! C’est ce que l’on veut démontrer. De nombreuses entreprises sont déjà engagées dans des actions pour préserver l’environnement, pour améliorer les ressources, pour avoir des circuits courts en production… Nous devons arrêter de tout opposer, et nous devons favoriser l’émergence des solutions plus respectueuses de l’environnement”.

3 nouvelles années consacrées au futur de la montagne

Pour sa réélection, Patrick Grand’Eury prévoit de poursuivre les projets déjà en cours depuis son précédent mandat, mais pas que. Des nouveaux projets sont sur le point de voir le jour. Le Président souhaite dans un premier temps poursuivre le travail collaboratif déjà engagé avec les territoires.

Le Développement Durable reste au centre des projets pour ce nouveau mandat avec le manifeste pour définir et fonder une politique de développement durable autour d’engagements concrets.

Pour accéder à des informations concrètes, un centre de ressources est prévu à destination des membres, des partenaires ou encore les médias.

Le Cluster Montagne s’est récemment fait entendre auprès du Gouvernement français, il est donc prévu de maintenir ces relations. C’est un projet important dans la mesure où la crise sanitaire a eu un réel impact sur l’écosystème de la montagne. Ces relations pourront entrainer des discussions à propos du plan de relance Avenir Montagnes énoncé il y a peu.

Le traditionnel Cahier des Tendances Montagne est également au programme. Et pour terminer, le digital ayant fait ses preuves pendant les différents confinements qu’a vécu la France, il est prévu le lancement du module digital Cluster Montagne Academy.

Patrick Grand’Eury parle de son premier mandat au Cluster Montagne

« Ces trois années ont été intenses et exceptionnelles, marquées par la force du réseau et l’importance du collectif, entre nos membres et avec l’ensemble de l’écosystème. Cette force du collectif a été indispensable, particulièrement au cours de l’année que nous venons de traverser. Les priorités de cette nouvelle mandature doivent nous permettre de poursuivre la mise en réseau des entreprises de la filière de l’aménagement de la montagne touristique, notamment avec les donneurs d’ordre et les territoires.

Notre objectif est de mettre en avant les innovations de nos membres, favoriser l’information et la prospective de nos métiers et de notre environnement.

Le développement durable, enfin, est un thème primordial : nous sommes engagés à travers un manifeste et aujourd’hui toutes nos actions doivent prendre en compte cette dimension. Même si l’on parle de transition, le ski reste le moteur de l’économie des territoires et nous avons besoin de cette économie pour financer le futur et aller vers des modèles alternatifs. Il faut donc travailler ensemble, avec les territoires, pour avancer dans cette démarche. »