Le Gouvernement dévoilait ce jeudi 27 mai, le “Plan Avenir Montagne”, un plan de relance et de soutien aux territoires de montagne. Le premier ministre Jean Castex s’est rendu à Bourg-Saint-Maurice (Savoie) pour présenter ce plan dans le cadre d’une activité touristique toujours plus durable.

Source : gouvernement.fr

De nombreux acteurs de la montagne étaient invités pour représenter les différentes filières de la montagne : élus, exploitants de remontées mécaniques, écoles de ski, mais aussi représentants d’activités et de pratiques sportives.

Le Premier ministre Jean Castex, accompagné des ministres Alain Griset (Ministre délégué aux PME), Jean-Baptiste Lemoyne (Secrétaire d’Etat chargé du tourisme), Joël Giraud (Secrétaire d’Etat chargé de la ruralité) et Bérengère Abba (Secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité), a affirmé une ambition forte : lancer un nouveau programme montagne alors qu’il n’y en avait pas eu depuis les années soixante, doté d’une enveloppe conséquente de 650 millions d’euros.

Jean Castex a profité de cette annonce pour reconnaître le ski comme une activité clé dans l’économie des territoires de montagne. Une annonce particulièrement attendue après une saison “blanche” suite à la décision de non-ouverture, cet hiver, des remontées mécaniques.

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Photo : station de ski des Arcs (Savoie)

Plan Avenir Montagne : un plan avec un ancrage local grâce à la forte implication des régions

Ce plan a été élaboré après une large concertation des acteurs des territoires (élus, acteurs économiques, principales organisations professionnelles, parcs et collectivités territoriales). Alexandre Maulin, président de DSF (Domaines Skiables de France,) a largement œuvré aux côtés de Joël Giraud et de Jean-Baptiste Lemoyne : “il y a un gros effort de la part du  Gouvernement et des Régions pour aider la montagne. Grâce à l’implication des Régions, ce plan de relance bénéficie d’un véritable ancrage local. Nous sommes aujourd’hui satisfaits de la prise en compte de la montagne au travers de ce Plan Avenir Montagne”.

Il s’agit d’un Tremplin pour la montagne. A nous maintenant de voler de nos propres ailes. 

Il était important pour les remontées mécaniques de pouvoir obtenir des prêts d’épargne garantis. Ils devraient nous permettre de relancer l’investissement et éviter que la crise ne devienne systémique au niveau du territoire”, nous explique Alexandre Maulin.

Image : Alexandre Maulin présentant les éco-engagements des domaines skiables lors du dernier Congrès DSF (octobre 2020)

Vers une diversification et un modèle économique plus durable

Avec l’objectif de « construire un modèle touristique à la fois plus diversifié et plus durable pour les territoires de montagne tout au long de l’année » (Jean Castex), le plan « avenir montagne » prévoit 14 mesures-clés regroupées en 3 axes :

– Favoriser la diversification de l’offre et la conquête de nouvelles clientèles.
– Accélérer la transition écologique des activités de montagne.
– Dynamiser l’immobilier de loisirs et enrayer la formation de lits froids

C’est l’idée d’une montagne accessible à tous, toute l’année, que le Gouvernement au travers de ce Plan Avenir Montagne, souhaite développer. Parmi les mesures annoncées, plusieurs sont prévues pour l’accueil des jeunes. Parmi les priorités, la relance des colonies de vacances en montagne,en grande difficulté depuis de nombreuses années.

En ce qui concerne la dynamisation de l’immobilier de loisirs, Alexandre Maulin nous explique que “c’est en dessous de ce que l’on attend. Il va y avoir un groupe de travail pour avancer sur le réchauffement des lits froids et les rendre durablement chauds. C’est un volet particulièrement important pour nos territoires”

Photo : Le Corbier. Première résidence hôtelière conçue en 100 % modulaire bois

300 millions d’euros de ce Plan Avenir Montagne seront destinés à « accompagner l’investissement dans des projets de territoire », parmi lesquels figure « la rénovation des certains hébergements touristiques, comme les hébergements de tourisme social et les refuges de montagne ». Cette annonce devrait permettre à la FFCAM, comme aux autres gestionnaires de refuges de montagne, d’accélérer l’ambitieux plan de rénovation de leurs bâtiments (plus de 50 millions d’euros d’investissement sur la période 2017-2026), pour continuer à mettre en valeur ces lieux qui rendent justement possible une expérience humaine de la montagne.


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