Agressions sexuelles dans le ski : la Fédération Française souhaite rompre le silence – Après les révélations de deux anciennes athlètes membres de l’Equipe de France de ski alpin, d’actes d’abus sexuels qui se sont déroulés au début des années 1980, la Fédération Française de Ski vient de prendre la parole.

La FFS tient à “saluer le courage dont elles ont fait preuve pour mettre en lumière ces comportements abjects, et à les assurer de tout son soutien ainsi que de la mobilisation de ses dirigeants“.

Après Cathy Gonseth, l’annonce de l’ex-skieuse Claudine Emonet à nos confrères de Ski Chrono a eu un effet boule de neige. Les deux anciennes championnes relatent difficilement leur calvaire et s’affichent aujourd’hui comme victimes de violences sexuelles. Deux femmes, deux histoires mais un fléau commun : celui de la banalisation des abus sexuels dans le sport de haut niveau. Un fléau qui doit être combattue par toutes les parties prenantes de chacune des disciplines sportives.

Aujourd’hui, c’est au tour du ski d’être mis en lumière, et la FFS a souhaité diffuser un communiqué pour affirmer son soutien et sa position ferme face à de tels agissements.

 

Extrait du communiqué de la Fédération Française de Ski

La FFS ne peut qu’encourager la libération de la parole d’éventuelles autres victimes en ayant recours au numéro d’appel aux victimes disponible depuis 2006 sur le site internet de la Fédération.

Attentive depuis plusieurs années à ce grave problème commun à de multiples milieux, la Fédération Française de Ski a également pris d’autres mesures ces dernières années.

D’une part, une sensibilisation des Présidents de clubs affiliés assortie d’une procédure de déclaration d’honorabilité ont été mises en place au titre de l’encadrement fédéral bénévole dispensé au profit des licenciés au sein des clubs.

D’autre part, la Fédération et sa commission médicale complètent le suivi médical réglementaire des athlètes de sa filière sportive, d’un suivi psychologique qui peut favoriser l’expression par les compétiteurs d’éventuels abus sexuels.

La Fédération Française de Ski est attentive à tous signalements et traitera sans complaisance tous les cas déclarés que ce soit par la voie de ses organes disciplinaires ou en se constituant partie civile dès lors que ces possibilités lui seront offertes.

Elle continuera à agir, de la propre initiative de ses commissions nationales, en lien avec les athlètes représentés au sein de son Comité Directeur par l’Association des Internationaux du Ski Français, ou encore en collaboration avec les services publics, pour renforcer la prévention contre les violences sexuelles.

 

Source : communiqué de presse de la Fédération Française de Ski – 17/02/2020