Le vrai coût d’un accident au ski. Les vacances au ski sont synonymes de dépaysement, de nouvelles sensations, et parfois d’activité physique nouvelle qui comporte un certain nombre de risque si l’on n’est pas préparé.

D’autant que les débutants sur les pistes, notamment lors des quatre premiers jours de pratique, sont deux fois plus exposés aux accidents que les autres (source : L’accidentologie des sports d’hiver saison 2016-2017 – Médecins de Montagne) .

Selon les dernières statistiques officielles, l’hiver dernier (2016-2017), 131.000 blessés ont été pris en charge par les Médecins de Montagne (dont près de 40% amenés par les services des pistes) en France.


Plus de 9 blessés sur 10 sont totalement traités au sein des cabinets de Médecin de Montagne.
Pour la saison 2016-2017, l’incidence du risque d’accident est de 2.57 blessés pour 1000 Journées Skieur (JS*) ; pour rappel, l’incidence du risque est calculée en rapportant le nombre d’accidents au nombre de journées de ski* réalisées sur la saison.

Quel est le coût réel d’un accident au ski ?

Difficile de répondre précisément à cette question, d’autant que chaque accident survient dans des conditions particulières.
A partir d’un cas concret, le site LesFurets.com ont néanmoins établi le coût réel qu’un accident de ski peut générer* :

  • 340€ pour le secours des pisteurs,
  • 120€ pour un transport en ambulance,
  • 3065€ pour une intervention chirurgicale
  • ou encore 730€ pour les jours de vacances perdus (logement, matériel de ski, forfaits, cours de ski)
  • aboutissant à un total de 4255€.


Infographie : LesFurets.com

Coût d’un accident au ski : les accidents les plus courants

Toujours selon l’étude d’accidentologie 2016-2017, les accidents les plus courants concernent les genoux, les épaules et les poignets.
Il est donc indispensable de protéger ses genoux (38% des accidents), ses poignets (10% des accidents) ou encore privilégier le port du casque (3% de traumatismes crâniens).

1. Protéger ses genoux (38% des accidents)

Le réglage des fixations exerce une influence certaine sur le tiers des entorses du genou. Pour plus de sécurité, faites régler vos fixations chaque année selon la norme ISO 11088, ou vous même grâce à l’application ISOSKI.
Il est conseillé d’effectuer un réglage de 15% en moins pour les femmes et les débutants.

2. Protéger ses poignets

Les fractures du poignet se retrouvent principalement chez les snowboarders. La fracture du poignet ces adolescents, entre 10 et 16 ans, atteint 58% des diagnostics. On ne saurait trop que recommander l’utilisation de protections de poignet adaptées permettant de diminuer le risque de fracture.
Une pratique peu courante chez les snowboarders car seulement 7 % d’entre eux portaient des protections de poignet lors de la saison dernière.

3. Privilégier le port du casque


Le port du casque devient de plus en plus indispensable, d’autant que plus du quart des blessures à la tête, dont les traumatismes crâniens, ont été occasionnées lors de collisions. Ces collisions représentent 13 % des accidents sur les pistes.


Infographie : LesFurets.com