Plusieurs hôtels 5 étoiles composent l’offre touristique de Gstaad, sans oublier les nombreuses boutiques de haute-couture et les grands bijoutiers qui ont élu domicile dans ce petit coin de Suisse si prisé de la Jet-set.

Habituée à recevoir des familles fortunées du monde entier, la station de Gstaad était aussi dans une situation économique très difficile, avec de nombreuses dettes avoisinant les 60 millions de francs suisses, et liées à plusieurs investissements. 
C’était sans compter sur le milliardaire suisse Bertarelli, qui a offert près de 15 millions de francs suisses à la station pour acquérir le téléphérique Rellerli et les pistes qu’il dessert. Son intention est de se créer un véritable domaine de ski privé au coeur du canton de Berne, et de démonter le téléphérique qui permet d’accéder à cette zone depuis le village. 
Les autorités locales ont donné leur accord à ce démantèlement malgré de nombreuses protestations des habitants. Il s’agit en effet d’une zone particulièrement convoitée pour le ski et qui représente l’une des plus belles zones du domaine skiable de Gstaad
La question de l’ascenseur depuis la vallée est un sujet délicat ; le téléphérique sera t’il remplacé par un nouvel engin mécanique, une route d’accès ou aucune infrastructure ? La question n’est toujours pas résolue et devrait encore donner lieu à de nombreuses polémiques. 
La vente d’actifs pour la station de Gstaad est un véritable bol d’oxygène pour les comptes de la station qui a accumulé une perte de près de 3 millions de francs suisses lors du dernier exercice comptable, mais est-ce vraiment la solution ? Faire la course à l’investissement lorsque les clients sont fortunés mais rares sur les pistes, est-ce un bon modèle de gestion ?
Aujourd’hui, Gstaad paie le prix fort de son positionnement très haut de gamme, et se retrouve confrontée à la versatilité de sa clientèle toujours très soucieuse d’être vue dans les endroits à la mode. Les caprices des gens fortunés sauveront-ils la station ou en feront-ils sa perte ? 
Avant même que la Côte d’Azur ne devienne le rendez-vous des plus fortunés de la planète, les Anglais se pressaient déjà vers la Suisse, attirés par les paysages de montagne, ses torrents, et ses glaciers. Petit à petit, Gstaad est devenu avec St Moritz et Verbier les stations où il faut être et être vu. 
Mais l’attrait de la Suisse a surtout été, et continue d’être ses avantages fiscaux. Pour ne citer qu’un exemple : le mythique chanteur français Johnny Hallyday qui avait fait le choix d’investir en 2006 dans un sublime chalet sur Gstaad ; aujourd’hui, ce dernier est en vente pour la modique somme de 9,975 millions de francs suisses, soit 9,5 millions d’euros. 
Aujourd’hui, le devenir du ski en Suisse est une véritable préoccupation pour les autorités helvétiques. Avec un euro équivalent à 1,09 franc suisse, la baisse du taux de change devrait permettre d’attirer de nouveau la clientèle européenne, en baisse constante depuis plusieurs années. Pour rappel, en 2012, un euro valait 1,20 franc suisse contre 1,40 franc en 2009 et 1,53 franc en 2007.